JO 2016 : sécurité, organisation… la délégation française fait confiance aux Brésiliens

JO DE RIO 2016
RIO – Entre les retards de travaux, les malfaçons au village olympique, le virus Zika et bien sûr la menace terroriste, ces Jeux olympiques de Rio vont se dérouler dans un contexte très particulier. Pourtant, athlètes et arbitres tricolores ne doutent pas que le Brésil pourra garantir cette grande fête mondiale qui débute dans la nuit de vendredi à samedi.

Une légère pointe d’inquiétude quand même. Lorsque l’on discute avec ceux qui s’apprêtent à disputer ces 28es Jeux olympiques de l’ère moderne (du 5 au 21 août), un seul sujet n’est pris à la légère par personne : celui de la sécurité. Pas tellement celle liée aux problèmes de délinquance et de violence qui rythment l’actualité brésilienne mais plutôt à cause de la menace terroriste qui plane malheureusement aussi sur Rio.

Pourtant, interrogée en mai dernier, Laura Flessel, qui fera le déplacement en tant qu’entraîneur de l’escrimeuse brésilienne Nathalie Moellhausen et mais aussi comme consultante pour Canal+, ne semblait pas plus préoccupée que ça : "Le Brésil, c’est loin et avec la Coupe du monde 2014, les autorités ont montré qu’elles savent sécuriser un grand événement, avait expliqué à metronews la double championne olympique (1996) qui a raccroché il y a quatre ans. Les Jeux se passeraient en Europe, ce serait différent…"

"C'est une préparation à la brésilienne, tout sera prêt le jour J ou J+ 1"

Car depuis, Daech a multiplié les attaques en France (Magnanville et Nice) ou en Allemagne (Würzburg et Ansbach) et, surtout, une cellule se revendiquant de l’Etat islamique a même été démantelée sur place deux semaines avant la cérémonie d’ouverture… "Ce ne serait pas mes premiers JO, je me serai peut-être posé la question d’y aller, nous confie ainsi avec franchise Eddie Viator, qui arbitrera durant le tournoi olympique masculin de basket. On fait confiance aux autorités mais dans le contexte actuel, tout grand événement est forcément à risque. J'avoue que je pense plus à la sécurité là-bas qu’à Zika ou au retard des travaux".

Evidemment moins anxiogènes et dramatiques que le danger terroriste, les couacs d’organisation pourraient pourtant eux aussi perturber la bonne tenue des compétitions. A peine les premières délégations débarquées à Rio fin juillet que les premières mauvaises surprises faisaient déjà la une des médias. Et si les Australiens ont même préféré immédiatement quitter un village olympique aux finitions inachevées (problèmes d'électricité, de gaz, de toilettes bouchées…), côté français, on est certains que tout sera prêt à temps. Ou presque.

"C’est une préparation à la brésilienne, , assure ainsi Julie Bonaventura, qui officiera au sifflet avec sa sœur jumelle Charlotte lors du tournoi de handball féminin. Pour le Mondial 2014, c’était déjà la même chose mais tout était ok le jour J ou J+ 1. On était à Rio pour un test event en avril dernier et rien n’était prêt mais ils ne stressaient pas du tout. Et à la veille de l’ouverture, ce sera pareil. Donc pourquoi s’inquiéter si eux ne le sont pas ?" Bonne question.

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