JO 2016 : sexisme, dopage, grimaces… Gaëlle Nayo-Ketchanke démonte les clichés de l’haltérophilie

JO DE RIO 2016
RIO – Meilleure chance de médaille française, la vice-championne d’Europe 2015 et 2016 est comme un poisson dans l’eau dans le monde très masculin de l’haltérophilie. Pourtant, certaines idées reçues ont la vie dure, mais Gaëlle Nayo-Ketchanke (- 69 kg), qui entre en compétition vendredi prochain, les envoie valser pour metronews.

Pas fait pour les filles
"Ça, je l’entends depuis que j’ai commencé à 7 ans. Pas entre nous, les haltérophiles, mais en dehors. Franchement, j’y fais plus trop attention maintenant. Les trucs du genre 'c’est moche, t’es musclée' ou 't’es foutue comme un mec', c’est vraiment idiot. Aujourd’hui, au contraire, je sais que je suis appréciée pour mon physique et surtout je me sens très bien dans mon corps. Donc, je laisse dire." 

Un sport dopé
"Là, c’est difficile de dire que c’est faux avec l’actualité de ces derniers jours (20 haltérophiles, dont des médaillés olympiques, sont soupçonnés d’avoir triché aux JO de Pékin et de Londres, ndlr). Certains ont été écartés, mais pas tous… Après du dopage, il y en a dans tous les sports mais chez nous sans doute un peu plus. En commençant l’haltérophilie, je savais que le problème existait mais je ne me prends pas la tête avec ça. Je bosse dur pour avoir des résultats et sans tricher."

Le concours de grimaces
"C’est vrai que quand on pousse, on fait de drôles de têtes. Quand je regarde les photos, des fois, j'ai du mal à croire que c'est moi et ça fait beaucoup rires mes proches. L’effort est tellement important que tu ne te rends pas du tout compte et heureusement d’ailleurs, car si tu penses à ça, tu ne peux rien soulever."

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