JO : 3 bonnes raisons de croire à une nouvelle médaille d’or pour Renaud Lavillenie

JO DE RIO 2016
RIO – Tenant du titre et recordman du monde de la discipline (6,16 m en 2014), le perchiste français dispute la finale du concours dans la nuit de lundi à mardi (1 h 35, heure française). Et malgré une saison un peu compliquée, Renaud Lavillenie visera quand même un doublé olympique inédit depuis Bob Richards dans les années 1950. Et on vous explique pourquoi il peut le faire.

Une réparation parfaite
Mis à l’écart de la folie des Jeux et de Rio comme l’ensemble de l’équipe de France d’athlétisme, Renaud Lavillenie s’est préparé au calme, à São Paulo. Une semaine de rassemblement pour les Bleus et que le perchiste a apprécié. "C’était vraiment sympa de n’être qu’entre nous, ça nous a permis de faire naître une émulation, on a vraiment bien travaillé, expliquait Lavillenie au moment de son arrivée dans la cité carioca mercredi dernier. Très franchement, je me sens en pleine forme et très bien mentalement ". Et ça, c'est bon signe.

Ça se passe bien à Rio
Installé avec ses petits copains de l’athlé au club France, le Clermontois prend bon temps. Avant les qualifications de samedi, on avait notamment vu des photos circuler sur les réseaux sociaux où le champion était plutôt en mode détente. 

"Il n'y a plus grand-chose à faire d'ici le concours, nous avait-il prévenus. Je vais quand même essayer de bouger un peu tous les jours, même si ce n'est qu'une demi-heure. Mais il n'y aura plus de séance de perche". Avec une entrée en lice réussie à 5,70 m (mais tout de même au bout du deuxième essai), Lavillenie a évidemment validé son ticket pour la finale de la nuit prochaine. Entre-temps, il est resté tranquille à regarder les épreuves à la télé, histoire "de ne pas rester bloqué des heures dans le trafic".

Il a une revanche à prendre
Tombeur du record mythique de Sergueï Bubka (6,14 m, établi en 1994), Renaud Lavillenie n’a pas encore le statut d’immense star de l'athlé que cette performance aurait dû lui offrir. Dans une interview accordée à GQ juste après son saut historique en février 2014, l’intéressé expliquait ceci : "En prenant un peu de recul, on se dit: 'Bubka, c’était qui avant que je le batte ?' Une légende tout simplement (…) C’est indiscutable. Si j’entre dans cette logique, en arguant que je l’ai détrôné,difficile de dire que je suis en dessous." Et pourtant…, en termes de popularité et d’aura, il n’y a pas match. Dans ce contexte, un second titre olympique ferait sans doute définitivement passer Renaud Lavillenie dans une autre dimension.

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