JO de Rio : il siffle et conspue les athlètes étrangers, le chauvinisme délirant du public brésilien

JO de Rio : il siffle et conspue les athlètes étrangers, le chauvinisme délirant du public brésilien

Renaud Lavillenie, Teddy Riner, Juan Martin Del Potro... tous ces athlètes ont été copieusement sifflés par le public brésilien lors des JO de Rio. Comment expliquer ce comportement qui va à l'encontre des valeurs olympiques ?

"On sent la méchanceté du public contre soi". Médaillé d'argent à la perche aux JO de Rio, Renaud Lavillenie a très mal vécu les sifflets répétés des spectateurs à son encontre pendant la compétition. 

Il faut dire qu'il était opposé au champion local Thiago Braz. Le public, qui souhaitait ardemment voir son athlète décrocher l'or, n'a pas hésité à conspuer sévèrement le Français. Au sortir de l'épreuve, ce dernier a fustigé "un public de merde", ce qui a eu pour conséquence d'amplifier l'hostilité des supporters brésiliens lors de la remise des médailles. 

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Teddy Riner qualifié pour les demi-finales

Ce n'est toutefois pas la première fois que le public brésilien se fait remarquer lors de ces JO. Lors de son match contre Joao Sousa, le tennisman argentin Juan Martin Del Potro avait déjà été copieusement raillé par les spectateurs qui n'avaient pas hésité aussi à applaudir ironiquement ses fautes directes. Une bagarre avait même éclaté dans les gradins entre un Brésilien et un Argentin. La grande rivalité sportive entre les deux nations explique ce "traitement de faveur" accordé à Joao Sousa. 

Riner, cible du public brésilien

Autre exemple du côté des tatamis : à l'issue de son combat victorieux contre le Japonais Harasawa, le judoka Teddy Riner a été sifflé par les spectateurs. Ces derniers estimaient qu'il n'avait pas assez de risques et s'était contenté de gérer son avantage. Mais ces huées étaient aussi liées à la victoire du colosse français face au combattant local Rafael Silva en quart de finale. Victoire non digérée par les supporters auriverdes. 

Le basketteur Pau Gasol a également fait les frais de la défiance du public brésilien. Lors du match Espagne-Brésil de mercredi dernier, le joueur espagnol s'est présenté sur la ligne des lancers francs alors que son équipe menait 65-64 à quelques secondes de la fin. Insulté et conspué par les nombreux supporters brésiliens présents sur place, il a raté ses deux lancers. Lors de la remise en jeu, la sélection auriverde  a ensuite remporté la victoire sur le fil. 

A l'aune de ces quatre exemples, force est de constater que les spectateurs brésiliens n'hésitent donc pas à siffler les adversaires opposés à leurs champions afin de les déstabiliser. Cela s'explique par leur culture sportive, essentiellement portée sur le football et le volley-ball. Dans ces deux disciplines, sifflets et huées sont en effet monnaie courante. 

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