JO : "En athlétisme, les médailles valent plus cher qu'ailleurs"

JO DE RIO 2016
RIO - Alors que les compétitions d'athlétisme battent leur plein depuis vendredi, metronews a rencontré le DTN français de la discipline. Et malgré une équipe tricolore jeune et talentueuse, Ghani Yalouz avance des ambitions mesurées pour les Bleus au Brésil.

Vous n'êtes arrivés à Rio que mercredi, après une préparation à São Paulo. Pourquoi ce choix ? 
On a beaucoup de jeunes dans cette équipe de France et pas mal découvrent la folie des Jeux. On voulait les préserver de tout ça dans un premier temps. C'était aussi l'occasion de se retrouver entre nous, d'être tous ensemble, de créer un vrai esprit d'équipe. 

C'est ce qui va permettre de faire des médailles ? 
Je ne sais pas mais c'est ce qui permet de vivre une vraie aventure humaine. Et c'est ce qu'on recherche pendant des Jeux olympiques. Vous savez, en athlétisme, les médailles valent peut-être plus cher qu'ailleurs. C'est quand même le seul sport où les valeurs économiques sont inversées. Il n'y a que chez nous où l'on voit un Kényan ou Ethiopien remporter l'or et pas toujours un Américain ou un Chinois. 

"On ne pas peut continuer à faire avaler n'importe quoi aux athlètes"

Ce serait quoi des JO réussis pour les Bleus ?
Si on fait au moins aussi bien qu'à Londres, on sera content. On avait remporté trois médailles, dont une en or avec Renaud (Lavillenie, à la perche, ndlr), donc c'est ça l'objectif. Après, si on peut faire plus, on ne va pas se gêner. Dans notre sport, il peut y avoir des surprises mais rarement des miracles...

Craignez-vous que le dopage soit aussi une des vedettes cette semaine ?
Moi je ne crains rien, au contraire. Je suis content de voir qu'on fait un peu le ménage. L'athlétisme a d'ailleurs été le premier sport à jouer le jeu. C'est la preuve que quand on cherche vraiment, on finit toujours par trouver. Les instances ont titillé le Kenya, la Jamaïque et la Russie. Cette dernière n'a pas répondu à toutes les attentes et a été sanctionnée. Je ne m'en réjouis pas, mais c'est bien qu'on commence à se dire les choses. Les athlètes ne sont pas des machines, on ne peut pas continuer à leur faire avaler n'importe quoi.

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