JO : la "Team Yavbou" dans l’enfer carioca

JO DE RIO 2016
RIO – Battue par les Etats-Unis vendredi soir, l’équipe de France de volley-ball est maintenant dos au mur. Car si les coéquipiers d’Earvin Ngapeth veulent aller en quart de finale et continuer à viser une médaille olympique, il va falloir battre le Brésil devant son public dans la nuit de lundi à mardi (3 h 35).

Pas d'hospitalité qui tienne. Si Rio accueille depuis plus d’une semaine le monde entier avec le sourire et que dans ce défilé des nations, la France a plutôt la cote ici, dans quelques heures, les Brésiliens vont montrer un autre visage. Car s’il y a une chose avec laquelle les locaux ne plaisantent pas, c’est bien le soutien de leurs équipes nationales. Qui plus est lorsqu’il s’agit du volley-ball, un des sports préférés des Cariocas avec le football.

"Ici, la Seleçao, c’est tout, nous explique un vendeur de drapeaux et de maillots brésiliens, dont le stand est installé à une manchette du Club France, dans le quartier du Jardim Botanico. Moi je vends à tout le monde. Aux riches, aux pauvres. Tous les Brésiliens aiment l’équipe nationale". 

Dans les rues de "Cité merveilleuse", croiser des passants vêtus en jaune et vert est, en effet, tout sauf rare. Et c'est cette passion qui se transforme en immense ferveur lorsque le Brésil est en compétition.

"On sait que ça va être un chaudron, avec 10.000 personnes contre nous"

Judo, escrime, beach-volley, natation… quand la Seleçao, ou un de ses représentants, joue, le stade est comble et l’atmosphère électrique. L’incroyable Brésil-Argentine (107-111) en basket samedi en est le meilleur témoignage : dans une ambiance assourdissante et souvent délétère, les coéquipiers de Manu Ginobili se sont certes imposés mais sous une pression de chaque instant. Face aux Bleus, ce sera évidemment moins chaud, mais quand même bouillant.

"On sait à quoi s'attendre, on sait que ça va être un chaudron, avec 10.000 personnes contre nous, et une des meilleures équipes du monde en face, mais l'équipe de France de volley est capable de tout", a quand même essayé de positiver Antonin Rouzier, l’attaquant tricolore.

Pourtant le Maracanãzinho, et ce match couperet face au Brésil, auraient tendance à faire douter Earvin Ngapeth, le leader de la Team Yavbou : "Si on est inquiets ? On l'est depuis le départ. Vu le groupe qu'on a, on savait que ça allait être difficile d'en sortir, on est trois équipes à jouer la qualification sur le dernier match, à nous d'aller chercher une victoire." A condition de savoir marcher sur les braises.

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