JO : le public brésilien ? "Même pas peur !", répondent les Bleus

JO DE RIO 2016
RIO – Après une phase de poules globalement maîtrisée, malgré une défaite contre la Croatie, les Français affrontent la Seleçao et ses supporters en quart de finale mercredi à 15 h (heure française). Une perspective qui n’effraie pas les doubles champions olympiques en titre, qui en ont vu d’autres.

Tout le poids de l’expérience. Ultra dominatrice sur le hand mondial depuis le début des années 2000, l’équipe de France aborde les matches couperets de son tournoi olympique avec une grande sérénité. Au sortir de leur dernier match de groupe lundi, remporté contre le Danemark 33-30, les coéquipiers de Thierry Omeyer ont ainsi découvert sans broncher qu'ils avaient tout les chances de jouer contre le pays hôte en quart de finale (il restait encore un match à disputer dans l’autre poule).

"Ah bon, ce sera sans doute le Brésil alors ? Eh bien voilà, maintenant on sait", s'est contenté de réagir le gardien de but des Bleus informés par les journalistes présents en zone mixte. Une perspective pourtant pas très réjouissante, car affronter la Seleçao à Rio est tout sauf une sinécure. Les volleyeurs, éliminés avant les quarts dans un Maracanãzinho en fusion en savent quelque chose. Tout comme Renaud Lavillenie, battu en finale de la perche par Thiago Braz da Silva sous les huées du public qu’il a très mal supportées.

"On sait faire"

Mais le handball n'est pas le volley, qui découvrait la pression des JO, et n'a pas le côté feutré de l’athlé. Les ambiances survoltées, c'est même une marque de fabrique. Bronzés, Barjots, Costauds ou Experts, les Bleus ont effectivement une longue tradition de victoire dans les compétitions internationales, quelque soit l'endroit où elles se sont déroulées. "Cette équipe ou une autre, à ce niveau-là, c’est toujours très fort, explique Michaël Guigou. C’est sûr qu’il y aura le public, mais sincèrement, on en a vu d’autres".

Car les doubles champions olympiques en titre sont plutôt à l'aise en milieu hostile. Symbole d’un match plus qu’électrique : la finale des Mondiaux 2009 en Croatie, face aux… Croates d’Ivano Balić, le meilleur ennemi de Nikola Karabatic. Une rencontre tendue de bout en bout, mais que les Bleus ont remporté (24-19). Plus récemment encore, en 2015, ils ont remis ça face aux Qatar, au Qatar (25-22). Bref, "on sait faire", conclue le sélectionneur Claude Onesta.

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