JO : l’or, Alexis Vastine, la "Team solide" et Estelle Mossely, voilà pour quoi se bat Tony Yoka

JO DE RIO 2016

RIO – Opposé au redoutable Britannique Joseph Joyce en finale des super-lourds (+91 kg) dimanche, le Français veut le titre olympique (combat à 20 h 15, heure française). Un rêve que Tony Yoka a bâti en s’appuyant sur sa future femme, ses coéquipiers de l’équipe de France de boxe et en pensant très fort à son pote tragiquement disparu.

► Pas là pour l’argent
Même si une médaille d’argent ne gâcherait évidemment pas le bilan exceptionnel de la boxe française à Rio, Tony Yoka ne vise qu’une chose : l’or. Depuis des mois, le champion du monde 2015 ne bosse et ne pense qu’à ça. "Le minimum, c'est la médaille d'or, je l'ai toujours dit, a-t-il notamment déclaré après sa demi-finale. On m'a toujours dit qu'une finale, c'était fait pour être gagnée. Ça ne sert à rien d'être arrivé aussi loin pour perdre maintenant".

 En son nom
Très proche d’Alexis Vastine, décédé au côté de l’ex-nageuse Camille Muffat en mars 2015 lors d’un accident d’hélicoptère en Argentine sur le tournage d’une émission télé, Tony Yoka a été très affecté par la disparition du boxeur. Il faut dire qu'il était le partenaire d'entraînement du médaillé de bronze à Pékin, avec qui il a ensuite participé à Jeux de Londres. Alors, comme tous les autres membres de l’équipe de France de boxe, il lui dédit toutes ses victoires : "On pense tous à Alexis". 

 Une seconde famille
Si cette équipe de France, qui se surnomme la "Team solide" fait une véritable razzia au Brésil (6 médailles en tout), c’est évidemment parce qu’elle est bourrée de talent mais surtout parce qu’elle est en fait une vraie bande de potes. A chaque combat de l’un des leurs, les autres membres sont dans les gradins pour le soutenir. Un lien fort, forgé dans la douleur de la perte d’Alexis Vastine mais aussi au cours de stages à la dure, dans les salles de boxe cubaines. "C’est comme ça qu’on s’est construit un mental", raconte Tony Yoka.

 Une femme en or
Avant le début des compétitions, Tony Yoka, en couple avec Estelle Mossely qui vient d’être sacrée championne olympique des -60 kg, avait été très clair : "Vous imaginez si elle fait une médaille ici et pas moi ? Non, c’est pas possible, sinon je passe pour un tocard (rire)". Maintenant que sa future femme a l’or autour du cou, il n’a plus vraiment le choix… "Moi, j’ai fait la part du contrat, à lui de faire la sienne", lui a même adressé Estelle Mossely après sa victoire en finale.

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