JO : pour TP, cette défaite face à l'Espagne "ne change rien" à tout ce qu'il a vécu avec les Bleus

JO DE RIO 2016

RIO - Complètement dépassée par des Espagnols impressionnants en quart de finale (92-67), l'équipe de France arrête là son aventure olympique. Tout comme celle des Bleus pour Tony Parker, qui vient de prendre sa retraite internationale mercredi soir.

C'était votre dernier match avec l'équipe de France. Vous réalisez que c'est terminé ?
Non, c'est trop tôt. Je n'y ai pas pensé plus que ça pendant le tournoi et pendant la rencontre. Je crois que réaliserai vraiment dans deux ou trois jours. Là, je me rends pas compte que c'est fini, je pense qu'il faut d'abord digérer cette défaite.

Comment l'expliquez-vous, d'ailleurs, surtout avec un tel écart de points ?
On est tombés sur une grande Espagne, très forte, très très adroite. C'est tout. On peut dire qu'on a eu un jour sans, mais c'est surtout les Espagnols qui étaient dans un grand jour. On avait fait le choix de bloquer Pau Gasol, et finalement c'est Nikola Mirotic qui nous a tout mis (26 points, dont 15 à 3 points, ndlr)... Voilà, c'est une défaite qui très dure, mais c'est le sport.

"Avec la relève, les Bleus sont entre de bonnes mains"

Vous quittez la sélection sans médaille olympique. C'est votre plus gros regret ?
Non, non zéro regret. Je l'avais dit avant le tournoi, le plus important pour notre génération, c'était d'avoir remporter la médaille d'or en 2013 (aux Championnats d'Europe, ndlr). Tout ce qui a suivi derrière, c'était du bonus. Il ne faut pas oublier d'où l'on vient, c'était le premier titre du basket français. Quand il y a 10 ans, on avait ramené le bronze (à l'EuroBasket en 2005, ndlr), ça faisait 50 ans qu'on avait rien fait... Donc cette défaite ne change rien, je suis fier de tout ce qu'on a accompli avec cette équipe. On a amené le basket français très haut. Mais c'est vrai qui si l'Espagne n'avait pas eu cette génération de joueurs, ont aurait peut-être ramené six médailles de plus. C'est comme ça...

Allez-vous continuer à vous investir en équipe de France, même si vous n'y jouez plus ?
Non, je ne pense pas. Je vais en profiter maintenant pour prendre du repos l'été et rester en famille. J'ai aussi envie de faire cinq bonnes saisons avec les Spurs et essayer de gagner un nouveau titre de champion NBA. Et puis la relève est là avec Joffrey Lauvergne, Thomas Heurtel ou Evan Fournier. Il va y en avoir d'autres qui vont monter avec les joueurs qui ont été draftés. Les Bleus sont entre de bonnes mains.

 

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