JO : pourquoi ça crie aussi fort au taekwondo ?

JO DE RIO 2016
RIO – Alors que les combats se poursuivent jusque tard dans la nuit de samedi, beaucoup découvrent le taekwondo à l’occasion de ces Jeux. Une discipline dans laquelle pour remporter un combat, il faut évidemment mettre des coups mais aussi envoyer les watts.

C’est à se demander si ce n’est pas pour ça qu’ils portent des casque. Sport de combat par excellence, le taekwondo est évidemment un terrain de jeu où les duels se remportent sur la force, la rapidité et la résistance. Mais aussi une discipline dans laquelle les facteurs psychologiques ont leur importance. Et notamment celui du cri.  

"Crier, ça peut aussi influencer les arbitres"

"Hurler comme on le fait, ça permet de montrer qu’on a la rage, qu'on est dans le combat, nous explique Gwladys Epangue (+67 kg), qui débute son tournoi samedi à 16 h 30 (heure française). C’est un truc de guerrier, qui te permet aussi de taper plus fort". Un cri qui va dans les graves pour les hommes et les aigus pour les femmes, comme au tennis ou à l'escrime.

L’escrime, justement, est l’autre discipline dans laquelle s'égosiller après un assaut peut avoir une conséquence directe sur le déroulé du combat. "Comme les coups portés doivent parfois être validés par les arbitres pour que ça fasse des points, hurler peut aussi les influencer, poursuit la médaillée de bronze de Pékin. Ça permet de montrer qu’on a l’initiative. C’est une sorte de guerre psychologique". Mais à ce petit jeu-là, ce n'est pas toujours celui qui crie le plus fort qui gagne à la fin. 

À LIRE AUSSI
>> Cette fois, c'est sûr, la France fait mieux qu'à Pékin
>> Notre page spéciale JO de Rio 2016
 

Lire et commenter