JO : pourquoi Tony Yoka a l’œil du tigre pour viser l’or

JO DE RIO 2016
RIO – Champion du monde en tire des super-lourds (+ 91 kg), le boxeur tricolore dispute son premier combat samedi, à 18 heures (heure française). Une première étape pour Tony Yoka qui vise clairement le titre olympique. Et on vous explique pourquoi il peut le faire.

Il est devenu monstrueux
Beaucoup plus fin lors de ses premiers Jeux il y a quatre ans à Londres, Tony Yoka s’était incliné dès le premier tour. Mais le benjamin du tournoi a depuis beaucoup grandi (il a aujourd’hui 24 ans), beaucoup appris et s’est surtout beaucoup musclé. Plus 8 kg depuis 2012 et un équilibre ténu entre force et vitesse à conserver. "C’était toute la difficulté, nous explique le préparateur physique de celui qui culmine désormais à 1,96 mètre pour 105 kg. Il fallait lui faire gagner en densité pour qu’il frappe plus fort, qu’il fasse plus mal mais il ne fallait pas toucher à ses grandes qualités naturelles d’explosivité et de mobilité". Un cocktail d’étonnant qui fait désormais de Yoka un champion hors normes, favori de sa catégorie.

Il ne craint personne
Champion du monde des super-lourds à Doha en octobre dernier, le Parisien a dominé les débats sans contestation aucune et impressionne. "Nous, on l’appelle 'L’artiste', explique Souleymane Cissokho, le capitaine de l’équipe de France de boxe. Il est jeune et très attendu, mais il n’a pas de souci pour assumer. C’est un gars qui met l’ambiance entre nous, qui pousse toute l’équipe vers le haut". A Rio, Yoka aura quand même fort à faire pour au moins atteindre la finale (le dimanche 21 août à 20 h 15, heure française) et viser l’or. Il pourrait notamment retrouver le Kazakh Ivan Dychko, qui l’avait bien bougé en finale des Mondiaux. "Tony est prêt, poursuit le préparateur physique du champion. En 2014, il a eu un déclic (notamment après un gros KO contre le Turc Ali Eren Demirezen qui est aussi à Rio…, ndlr), il s’est vraiment mis au boulot et a gagné en confiance". 

Il est amoureux
En couple avec Estelle Mossely (-60 kg), Tony Yoka et la boxeuse championne du monde en titre rêvent de remporter deux titres olympiques à Rio. Une motivation mais aussi une préparation supplémentaire pour l’intéressé : "C’est notre objectif, explique celui qui devrait épouser Estelle après les Jeux. Vous imaginez si elle fait une médaille ici et pas moi ? Non, c’est pas possible, sinon je passe pour un tocard (rire)". Et si les deux tourtereaux font chambre à part au village olympique, ils se tirent mutuellement vers le haut. Tellement que Tony Yoka et Estelle Mossely ont tous les deux basculé leur coiffure en mode bleu, blanc, rouge.

À LIRE AUSSI
>> Pourquoi les arbitres ne devraient plus nous la faire à l'envers
>> Notre page spéciale JO de Rio 2016

Lire et commenter