JO : une dernière minute gérée en Experts et un Narcisse héroïque, on vous refait le finish de folie des Français

JO DE RIO 2016
RIO - Pleins de maîtrise pendant les trois-quarts de cette demi-finale remportée face à l'Allemagne dans l'ultime seconde (29-28), les Bleus se sont finalement imposés à l'expérience vendredi soir. Un succès in extremis, synonyme de finale historique, que l'équipe de France a arraché de main de maître.

La "remontada" allemande
Devant dès les premières secondes de cette demi-finale, les Bleus sont rentrés aux vestiaires en tête (16-13). Mieux, à la faveur d'une attaque explosive et surtout d'un Thierry Omeyer impérial dans ses buts (12 arrêts), ils ont même eu 7 buts d'avance (22-15) en seconde période. Jusqu'à ce que l'Allemagne réagisse. "Mettre un tel écart au champion d'Europe, ce n'était pas très rationnel, a rappelé Claude Onesta après la rencontre. On savait qu'ils allaient revenir". Etape par étape, jusqu'à égaliser à 58 secondes de la fin grâce à Tobias Reichmann (28-28).

Un plan de bataille
En habitué des match sous haute tension, Didier Dinart (379 sélections entre 1996 et 2013) demande un temps mort pour que les Bleus calent leur dernière possession. L'adjoint du sélectionneur met alors une stratégie payante en place. "On a d'abord cherché à obtenir des fautes pour manger du temps mais être sûrs d'avoir un dernière possibilité de tir, détaille Valentin Porte. On a géré ça à l'expérience, on a su rester lucides". Nikola Karabatic fixe la défense allemande dans l'axe, décale Porte qui combine dans son dos avec Daniel Narcisse qui s'élève et marque.

 Narcisse en héros
Déjà intenable tout le long de la rencontre avec 6 buts avant l'ultime minute de jeu, c'est d'ailleurs lui qui a planté ceux permettant de creuser l'écart, Daniel Narcisse a ensuite crucifié les Allemands à a la dernière seconde de jeu. "Je vois que Niko (Karabatic) a un idée, qu'il veut mettre quelque chose en place. Alors je le suis, explique le demi-centre. Je pars côté droit et je vois que le gardien me suit, donc je tire côté gauche. C'est le but qui permet d'aller en finale, c'est très bien". Le héros du soir concluant en rappelant que ce succès est avant tout une réussite collective. Car c'est évidemment en équipe que la France pourrait faire aussi la différence dimanche (à 19 h, heure française), face à la Pologne ou le Danemark.

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