JO : une gardienne en or, un peu de chance et des filles enragées, voici la recette des Bleues pour gagner

JO DE RIO 2016
RIO - Encore une fois impressionnante dans la force collective qu'elle dégage, l'équipe de France féminine de handball s'est qualifiée jeudi soir pour la première finale olympique de son histoire. Une victoire face aux Pays-Bas (24-23) stressante dans les dernières minutes de jeu et qui confirme que ces Bleues sont les reines du suspense.

Il faut avoir le cœur bien accroché. Après avoir joué à l'ascenseur émotionnel contre l'Espagne en quart, la France était menée de 7 buts à la mi-temps mais a finit par s'imposer en prolongation, les filles d'Olivier Krumbholz ont cette fois-ci fait monter le palpitant jusqu'à la dernière seconde de cette demi-finale historique contre les Pays-Bas. Et même si elles n'ont jamais été rejointes au score en seconde période, elles ont eu un peu chaud. "Le suspense c'est mieux pour l'audimat", a même plaisanté Camille Ayglon après la rencontre, tout en assurant qu'elle et ses coéquipières n'avaient "jamais paniqué".

Une sérénité, malgré les aléas d'une rencontre, qui s'appuie notamment sur cette certitude qu'à la fin, c'est la France qui gagne. "Je ne sais pas comment l'expliquer mais, comme contre l'Espagne, j'ai senti que ce match ne pouvait pas nous échapper, détaille Grâce Zaadi. Après, c'est sûr que ça se joue à un poteau à la fin, mais pour une fois que la réussite est de notre côté..." Car souvent, ces dernières années, les Bleues quittaient les tournois plus tôt, à cause d'un petit détail, d'un ballon qui ne tournait pas dans le bon sens.

"Je ne suis pas l'héroïne de la patrie"

"Je crois qu'on a bien fait d'acheter les poteaux, s'amuse encore Ayglon. On a un peu de chance, c'est vrai, même elle se provoque aussi. Quand on voit ce qu'a fait Laura (Glauser)... C'est une grande gardienne, c'est elle qui nous fait gagner le match". Entrée en jeu à 10 minutes de la fin pour suppléer Amandine Leynaud toujours un peu gênée par son dos, la Messine a en effet effectué des arrêts déterminants pour conserver l'avantage tricolore.

"Non, non, je ne suis pas l'héroïne de la patrie. C'est toute l'équipe et le staff qui font qu'on est en finale, tempère tout de même Glauser, incapable d'expliquer comment elle a réalisé ses exploits. Franchement, dans ces moments-là, je suis hors de moi, comme dans un état second. En fait, je me rends compte qu'on est en finale quand les filles me sautent dessus à la fin. C'est magique". Tout est dit.

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