Laura Flessel : "Un bon porte-drapeau, c'est avant tout un bon capitaine"

JO DE RIO 2016
RIO - Alors que la cérémonie d'ouverture approche à grand pas, à 1 heure matin en France dans la nuit vendredi à samedi, la pression doit quand même monter du côté de Teddy Riner. Rencontrée il y a quelques semaines dans le cadre d'une opération commerciale des cafés L'OR, Laura Flessel (44 ans) nous avait raconté comment elle avait adoré incarner ce double rôle de porte-drapeau et de capitaine des équipes de France à Londres en 2012.

Vous avez arrêté votre carrière d'escrimeuse après les JO de Londres. Quelles images gardez-vous de cette compétition quatre ans après ?
Des souvenirs magnifiques. J'ai fini en étant porte-drapeau et capitaine d'une équipe de France magnifique, victorieuse (11 médailles d'or et 35 en tout, ndlr) et pluriethnique, qui a donné une superbe image de notre pays. J'ai vécu ça comme une superbe récompense pour ma carrière, ça a été le meilleur des happy ends après mes cinq médailles olympiques (2 en or, 1 en argent et 2 en bronze, ndlr). 

On dit souvent qu'être porte-drapeau lors de la cérémonie d'ouverture met une pression énorme. Comment l'avez-vous vécu ?
Très franchement, je n'ai eu que du plaisir. Après, à Londres, j'avais déjà 40 ans, donc pas mal d'expérience et surtout quatre Jeux olympiques derrière moi. Je savais ce que c'était d'être sous les feux des projecteurs et d'être très sollicité par les médias. Car là, quand tu es porte-drapeau, ça n'arrête pas. Donc il faut savoir le gérer et ne pas se laisser griser, sinon, ça pompe beaucoup d'énergie. Mais pour moi, ce drapeau n'a pas été si lourd que ça à porter. 

"Attention, la France est là et elle vient pour gagner"

Et la responsabilité de capitaine des équipes de France, ça a été aussi simple à assumer ?
Oui même s'il y a des moments moins évidents à gérer, notamment lorsqu'un athlète a tout sacrifié pendant quatre en et repart sans médaille. Mais j'ai adoré ce rôle, car c'était très riche humainement. Quand on rentre chez soi bredouille, c'est très dur car il n'y a que la médaille qui vient récompenser les efforts endurés et qui peut remercier tous ceux qui sont autour du sportif, staff, famille...

Pour résumer, c'est quoi un bon porte-drapeau ?
Pour moi, c'est avant tout un bon capitaine. A la fois au sein du groupe France mais aussi avec l'extérieur. Il faut qu'il ait une vraie stature à l'international, que son nom évoque aussi un peu la crainte pour les nations concurrentes. En 2012, dès la cérémonie d'ouverture, j'avais l'impression qu'on disait aux autres : "Attention, la France est là et elle vient pour gagner". Ça a parfaitement lancé les Jeux.

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