Le président de la Fédé crie à "l'injustice", la disqualification d'Aurelie Muller fait des vagues

JO DE RIO 2016
NATATION - La nageuse française, qui croyait bien avoir garni l'escarcelle tricolore avec l'argent du 10 km en eau libre, a finalement été effacée du classement final, ce lundi. Elle n'a même pas été retrogradée, coupable d'avoir, selon le jury, commis un geste anti-sportif à l'arrivée. Les dirigeants de la natation française sont très, très, très en colère.

La douche a été froide. La Française Aurélie Muller, qui avait terminé en deuxième position du 10 km en eau libre des Jeux de Rio lundi, a été disqualifiée. Sa faute ? Avoir gêné et doublé irrégulièrement une autre concurrente à l'arrivée, selon les résultats officiels.

La FFN déterminée

Cette décision n'a pas été appréciée Philippe Lucas, son entraîneur, et à sa colère froide, s'est ajoutée celle du président de la Fédération française, Francis Luyce, au micro de RMC : "Nous allons porter réclamation auprès du CIO. Il y a des zones assez troubles dans le cadre de la décision qui vient d’être prise."

EN SAVOIR + >> VIDÉO - Pourquoi Aurélie Muller a été disqualifiée

Elle repose néanmoins sur le règlement de la FINA qui dit : "Si, de l'opinion d'un juge-arbitre, une action d'un nageur ou d'un bateau d'escorte de sécurité est jugée "contraire à l'esprit sportif", celui-ci disqualifiera le nageur concerné immédiatement." Sur la vidéo, on peut voir nettement qu'Aurélie Muller s'appuie sur la tête de son adversaire Rachele Bruni. Mais ce geste serait monnaie courante dans cette discipline où "tu te mets des pains, des gifles" selon Philippe Lucas. 

La théorie du complot plane 

Alors, pourquoi autant de zèle de la part des juges-arbitres ? Francis Luyce, qui n'aurait pas dit non à une petite breloque supplémentaire, a son idée sur la question : "Comme par hasard, une Italienne 2nde et une Brésilienne, ça ne vous interroge pas ? Moi, ça m’interroge. La Brésilienne, vous ne croyez pas que ça l’arrange d’être 3e? Une médaille au Brésil, c’est extraordinaire non ? Et nous, on va accepter cette injustice. Non, je ne l’accepterai pas. (...) Après s’être battue comme elle l’a fait, je trouve ça honteux, injuste, inqualifiable. Je me battrai contre cette décision que je conteste."

L'équipe de France a donc a déposé une réclamation, mettant en cause l'organisation. "Aurélie a été obligée de se déporter vers la droite (...) parce que la corde du chenal est amarrée sur le boudin à l'extérieur, alors que normalement elle devrait être à l'intérieur", a expliqué Stéphane Lecat, directeur de l'équipe de France d'eau libre, cité par l'AFP. "Cette corde n'aurait jamais dû être à l'extérieur, ce que m'a confirmé par oral le juge arbitre", a-t-il insisté.

La natation française a déjà la barque bien chargée

Pas sûr que cela suffise à nuancé le poids des images. La natation française n'avait pas besoin de ça, elle dont le compteur demeure dramatiquement bloqué à deux et qui a déjà touché le fond après les remous causés par les relayeurs et à cause de ses champions olympiques aux abonnés absents. 

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