Martin Fourcade aux portes de l’histoire

Martin Fourcade aux portes de l’histoire

Jeux Olympiques
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JEUX OLYMPIQUES - Après celle de lundi en poursuite, Martin Fourcade a décroché sa deuxième médaille d’or à Sotchi, ce jeudi lors du 20 km. Encore engagé dans plusieurs courses lors de ces JO, le Catalan à l’occasion d’entrer dans la légende du sport français.

En remportant ce jeudi sa deuxième médaille d’or au biathlon à Sotchi, celle de l’individuelle, après celle de la poursuite lundi , Martin Fourcade ne se contente pas de répondre à l’attente et de déjà marquer ces Jeux. Il se donne les moyens d’écrire une page d’histoire en pouvant rejoindre Jean-Claude Killy, le seul champion français à avoir remporté trois titres olympiques en une seule édition, en ski alpin à Grenoble, en 1968. Il rééditerait du même coup l’exploit de son illustre devancier norvégien, Ole Einar Björndalen, sacré trois fois individuellement en biathlon en 2002 à Salt Lake City. Il sait tout ça.

"Je suis un grand fan de sport et j’ai tellement de respect pour ces champions ! Qu’on me compare à eux est une grande fierté pour moi. Mais je ne fais pas de sport pour entrer dans les livres. Je me bats ici uniquement pour le plaisir et mener à bien une aventure humaine incroyable avec toute notre équipe", rappelait-il ce jeudi. Cet esprit collectif imprègne même tellement le Catalan qu’il regarde désormais d’abord vers les relais, la semaine prochaine, "les courses avec les copains" qui lui tiennent tant à cœur.

"Il va être monstrueux", promet son frère, Simon Fourcade

En attendant, dans cette individuelle sur 20 km, spécialité qu’il maîtrise à la perfection et où il demeure invaincu depuis deux ans, Martin Fourcade n’a pas tremblé. "Avec une seule faute au tir, je savais que ça allait le faire." Il est si sûr de son ski. La seule petite frayeur est venue d’un virage mal négocié à la sortie duquel, déséquilibré, il s’est pourtant bien rétabli. Même pas peur.  "Courir intelligemment, c’est se donner un peu de marge sur ces pistes très difficiles…"

Pour se donner un peu de marge, il faut vraiment dominer son sujet. Cette supériorité, l’immense Björndalen, pourtant encore sacré samedi au sprint à 40 ans, mais seulement 34ème ce jeudi, l’admet bien volontiers : "Je suis sincèrement heureux pour Martin. Il est maintenant parmi les plus grands."

Mais Fourcade peut, s’il remporte l’épreuve de départ en ligne, sur 15 km, grandir encore. "Maintenant qu’il est libéré par ses deux victoires, il va être monstrueux, promet son frère Simon, 13ème hier. Je n’aimerais pas être dans ses skis dimanche !" Dimanche, vers 17h15 heure de Paris, la France pourrait alors ouvrir son panthéon sportif à une nouvelle icône.

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