Patrick Chan : viser l'excellence

Patrick Chan : viser l'excellence

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SOTCHI 2014 – A l’occasion des Jeux Olympiques d’hiver de Sotchi 2014, metronews vous présente les stars de la quinzaine russe. Place au favori des patinoires, le Canadien Patrick Chan.

Il y a dans l’histoire du sport des moments où la logique prend le dessus. Où le futur vainqueur saute aux yeux de tous et que même la fameuse "glorieuse incertitude du sport" n’y peut plus rien. En patinage artistique, pour ces Jeux, rien ne paraît pouvoir arrêter Patrick Chan. Car si la perfection était possible sur la glace, le Canadien l’aurait déjà atteint.

Il fait partie de cette très rare caste d’athlète à faire tous les jours à l’entraînement ce que ses adversaires considéreraient comme un exploit. Le seul reproche que l’on peut faire à Chan, c’est son absence de défaut. Au point qu’il en devient des fois ennuyeux : s’il s’aligne sur une compétition, les bookmakers ferment les paris, trop peu d’incertitude.

Il est revenu des trois derniers championnats du monde avec l’or (Moscou 2011, Nice 2012 et London au Canada 2013) sans qu’un seul de ses adversaires n’ait pu lui faire de l’ombre. Chan a été invaincu toute la saison 2011-2012 remportant les grandes dates, la finale du Grand Prix et les mondiaux. Et comme pour prouver qu’il évoluait dans sa propre catégorie, il a finalement battu le record du monde du nombre de points sur un concours avec 295,27 en novembre, à Paris, lors du Trophée Bompard.

La malédiction canadienne au Jeux

Comme si ses résultats ne suffisaient pas, il est gentil, poli et rigole même des blagues du duo Monfort-Candeloro. Même quand il choisit ses musiques, il fait dans le consensuel avec "Les quatre saisons" de Vivaldi pour ces Jeux, là où ses adversaires tentent de l’electro ou du rock. Dans le monde très policé et politisé du patinage, il fait l’unanimité.

Malgré tout, un petit nuage assombri encore sa ruée vers l’or. La malédiction qui plane sur les patineurs Canadiens. Brian Orser (1988), Kurt Browning (1992 et 1994), Elvis Stojko (1998) et lui-même en 2010 étant tous favoris pour le plus beaux des métaux. Ils se sont tous plantés. Mais même dans ce cas-là, Chan a déjà gagné. Avec l’or autour du cou, on y verra le juste couronnement d’un roi, s’il se rate, il sera le perdant génial.

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