Renaud Lavillenie a fait la tournée des médias brésiliens pour s’expliquer

JO DE RIO 2016
POLEMIQUE – Après avoir été conspué par le public du Maracana lors du concours de la perche et lors de la cérémonie de remise des médailles, Renaud Lavillenie, qui avait critiqué le public brésilien à chaud, a fait la tournée des télévisions brésiliennes pour s’expliquer.

Après le quiproquo, la réconciliation. "Humilié" aux larmes par un public brésilien qui l’a conspué lors de la cérémonie de remise des médailles, Renaud Lavillenie s’est expliqué sur les plateaux de télévision brésiliens, suite aux propos critiques qu'il a tenu envers le public carioca. Prévu depuis longtemps, le passage du Français sur les plateaux de télés brésiliens a donc été une aubaine pour le Français, qui avait à cœur de s’expliquer.
 
Il a clarifié son discours mais n’est pas revenu en arrière

A chaud, le Clermontois avait comparé sa situation à celle de Jesse Owens, l’athlète noir américain qui avait été hué par le public berlinois en 1936. C'est certainement cette comparaison douteuse sur laquelle il a souhaité revenir qui n'avait pas plu aux Brésiliens : "Ça a été une maladresse. À aucun moment je n'ai pensé à l'Allemagne nazie, a expliqué le Français. Quelques semaines auparavant, j'avais vu le film sur Owens et j'ai vu que l'Allemagne était très hostile dans le public, et ça m'a fait penser à ça. Mais à aucun moment il n'y a eu une connotation raciste dans mes propos, et j'ai immédiatement corrigé."

Sans jamais regretter ses critiques faites après la course, le Français a tout de même tenu à les expliciter. "La compétition avait très bien débuté, le public encourageait tout le monde. Puis quand Thiago a passé 5m93, ils ont commencé à siffler les adversaires.Je me souviens très bien, comme à mon habitude, j'ai demandé le soutien du public avant de sauter 5m98, et à la place j'ai eu les sifflets. Et là j'ai fait le geste nul, parce que je ne m'attendais pas à ça. À partir de ce moment-là, le public (…) était contre moi, et m'empêchait de sauter. Et sur mon dernier saut, les bruits étaient tellement forts... On a besoin de beaucoup de concentration lorsqu'on saute ces hauteurs, et Thiago n'avait pas besoin de ça pour me battre, il était très fort." 

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