Renaud Lavillenie : "Pas là pour défendre le titre olympique mais pour aller le conquérir"

JO DE RIO 2016
RIO - Médaillé d'or à Londres en 2012 et détenteur du record du monde depuis 2014, le perchiste français a évidemment un statut à défendre lors de ces Jeux. Et alors que le concours commence samedi (pour une finale dans la nuit de dimanche à lundi), Renaud Lavillenie a déclaré aux médias qu'il était prêt à assumer.

Vous venez d'arriver à Rio alors que jusque-là, l'équipe de France d'athlétisme se préparait au calme à São Paulo. Est-ce que ça marque votre entrée dans ces Jeux ?
Non, pas encore. On vient à peine de débarquer, on n'est même pas encore aller voir le village olympique... Ça va venir petit à petit, mais je ne vais pas commencer à être dans la compétition trois jours avant, sinon je ne vais jamais tenir. Après, ça va aller très vite. Je pense que je vais vraiment entrer en mode concours quand je serai dans le bus qui nous amènera au stade. 

Vous avez un titre à défendre, est-ce que ça vous motive ou ça vous met plus de pression ? 
Ça dépend comment on se projette sur l'événement. Soit on se dit qu'il y a une médaille d'or à défendre, soit on se dit qu'il faut aller la conquérir. Moi je suis plutôt en mode offensif. La pression, le stress ce n'est pas forcément une mauvaise chose. Il faut juste savoir jouer avec et l'évacuer quand il faut. Une fois au stade, je ne m'occuperai plus du poids qu'il y a sur mes épaules et de ce qui s'est passé avant. Je serai focalisé sur le concours. 

"Le vent ? Il faut faire avec, on n'a pas le choix"

D'ici samedi, comment allez-vous occuper votre temps ? 
On va déjà s'installer et puis laisser arriver tout ça tranquillement. On a très bien travaillé ces derniers jours pendant la préparation à São Paulo, je me sens en forme et très bien mentalement. En fait, il n'y a plus grand-chose à faire d'ici le concours. Je vais quand même essayer de bouger un peu tous les jours, même si ce n'est qu'une demi-heure. Mais il n'y aura plus de séance de perche. Je pense que je n'irai pas au stade vendredi (date à laquelle les séries des autres spécialités commencent, ndlr), j'ai pas trop envie de passer une demi-journée dans le trafic (le stade Nilton-Santos se trouve à plus d'une heure de route du village olympique, ndlr). Je vais suivre ça tranquillement devant la télé. 

A Rio, on parle beaucoup des conditions climatiques et du vent qui a déjà perturbé plusieurs compétitions. Est-ce que c'est un facteur qui vous inquiète ?
Je n'ai pas trop suivi tout ça. De toute façon, d'ici ce week-end, ça va encore changer donc ça ne sert à rien de se focaliser là-dessus. Des compétitions avec du vent, j'en ai déjà faites et j'en referai d'autres après les Jeux. Il n'y a pas le choix, on doit faire avec. En plus, d'après ce que j'ai compris, il a tendance à tomber en fin de journée. Donc vu que le concours est en soirée, ça devrait aller. 

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