Ski halfpipe : Marie Martinod, l'argent au bout du tunnel

Ski halfpipe : Marie Martinod, l'argent au bout du tunnel

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JEUX OLYMPIQUES - Grâce à Marie Martinod, la France a glané sa 15e médaille des Jeux Olympiques d'hiver, jeudi à Sotchi. La skieuse de Bourg-Saint-Maurice a décroché l'argent en halfpipe.

Et de quinze ! La journée a été particulièrement faste pour l'équipe de France olympique à Sotchi, où Marie Martinod a clos le festival tricolore en beauté. Après le triplé réalisé par Jean-Frédéric Chapuis, Arnaud Bovolenta et Jonathan Midol en skicross, la native de Bourg-Saint-Maurice s'est illustrée en prenant la deuxième place du ski halfpipe.

Pour se parer d'argent, la licenciée du CS Tignes a d'abord dominé les qualifications avant d'"envoyer" en finale deux runs aboutis, notés 84,80 sur 100 et 85,40. Problème, sa rivale américaine Maddie Bowman a fait mieux, avec 85,80 et 89, pour la priver de la première marche du podium. La Japonaise Ayana Onozuka, elle, a pris la troisième place alors que la championne du monde en titre, la Suissesse Virginie Faivre, a échoué au pied du podium.

Drôle de parcours

Pour Marie Martinod, 29 ans, cette médaille d'argent a des allures de consécration et vient couronner un drôle de parcours. Pionnière de sa discipline, la Française brille au milieu des années 2000. Avant de tout arrêter. A cause d'une blessure ? Non, par amour. "Je suis tombée amoureuse d'un homme et j'ai décidé de le suivre", confiait-elle l'an dernier à ESPN au moment de son grand retour victorieux aux X Games, après une pause de sept ans durant lesquels elle fonde une famille et ouvre un bar avec son compagnon du côté de La Plagne.

Apprenant l'intention du Comité international olympique (CIO) d'intégrer sa discipline aux Jeux, Marie Martinod change son fusil d'épaule et décide de sortir les skis du placard. Problème, elle est victime d'un accident de voiture qui retarde son retour à la compétition. Le décès de sa grande copine, la Canadienne Sarah Burke, des suites d'une chute à l'entraînement début 2012, est également "un tsunami", un drame dont elle tire une incroyable force. "La dernière chose qu'elle m'ait dite est : 'tu dois revenir'. J'ai donc décidé de l'écouter. Le vide que j'ai ressenti à sa disparition s'est ensuite transformé. Je me suis dit que rien ne pourrait m'arrêter", racontait la rideuse tricolore début 2013. "Je veux élever mon niveau pour Sarah, qu'elle soit fière de moi", poursuivait-elle. Mission accomplie.

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