Snowcross – Nelly Moenne-Loccoz : "j’ai une carte à jouer"

Snowcross – Nelly Moenne-Loccoz : "j’ai une carte à jouer"

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INTERVIEW – Alors qu’elle entre dimanche en compétition du snowcross, la Française Nelly Moenne Loccoz a pris le temps de nous parler de son sport, de ses sensations et de ses adversaires.

Comment te sens-tu à la veille de ton entrée en compétition ?
Ça va plutôt bien, même très bien. Je ne suis pas trop stressée car j’ai enchaîné de beaux entraînements qui m’ont bien mis en confiance. Au village nous sommes sereins, il n’y a pas trop de monde et restons dans notre monde.

Comment s’est déroulée cette première semaine olympique ?
Nous sommes arrivés en milieu de semaine, car nous voulions profiter un maximum des entraînements en France. Depuis les journées ont été bien remplies avec deux beaux entraînements. L’un de 4 runs, l’autre de 3 runs… ce qui est déjà de gros entraînements. Ensuite les récupérations ont été très bonnes également. Nous n’avons pas vraiment profité de l’ambiance des Jeux et préférons rester dans notre bulle au village olympique. On a mangé avec les freestylers et l’équipe de skicross pas mal de fois, dont Kevin Roland et Thomas Krief… J’ai eu l’honneur de déjeuner avec Jason Lamy Chapuis que je ne connaissais pas et avec le grand Tony Estanguet qui est venu nous rendre visite. L’ambiance est vraiment cool.

As-tu suivi d'autres épreuves ?
Le soir on regarde pas mal la télé, mais nous ne sommes pas encore allés sur les sites. Le soir j’ai la flemme de ressortir et je reste dans ma bulle.

Comment tu sens le circuit de demain ? 
Le tracé est assez cool. Il ressemble beaucoup à l’épreuve pré-olympique que nous avions faite l’année dernière en Coupe du monde. C’est un tracé rapide et fluide où tout s’enchaîne ce qui ne donne pas beaucoup de temps de répit. Ce qui est agréable c’est que le tracé est assez aérien, on est beaucoup en l’air. C’est assez impressionnant.

Quel est ton objectif ? 
C’est sûr que j’ai une carte à jouer. Mon objectif est de rider correctement, d’aller vite, de faire une bonne qualif’ et d’enchaîner les étapes une par une pour aller le plus loin possible.

Qui sont tes adversaires ? 
Évidemment on va retrouver les mêmes adversaires que sur les autres compétitions, mais ce qu’il faut savoir c’est qu’aux Jeux tout peut se passer. Nous avons une pression supplémentaire et dans notre sport nous ne savons jamais ce qu’il peut se passer. Il y a la Tchèque Eva Samkova qui est très forte, il va falloir faire bien attention à la Canadienne Maelle Ricker aussi…

Est-ce que l'on pense au facteur chute à la veille d'une compétition ? 
La chute est inévitable dans le snowboard cross. Alors oui, cela fait peur, car ça ne fait jamais du bien de se faire mal, et comme nous sommes plusieurs en même temps en course, les autres peuvent aussi être dangereux. Mais depuis toujours nous nous préparons au mieux pour encaisser les chocs et avons des équipements qui peuvent vraiment nous épargner de belles blessures.

Tu restes jusqu’à quand aux JO ? Tu vas faire quoi après ? 
Nous repartons au milieu de la semaine prochaine. J’espère que nous allons pouvoir en profiter un maximum… Mais le top, ce serait de rentrer avec une médaille et de pouvoir fêter ça très rapidement en France (rire).

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