Sotchi : 52 athlètes signent une pétition contre la loi anti-gay russe

Sotchi : 52 athlètes signent une pétition contre la loi anti-gay russe

Jeux Olympiques
DirectLCI
HOMOPHOBIE - A une semaine des Jeux olympiques de Sotchi (7-23 février), 52 athlètes, retraités ou encore en activité, ont soutenu jeudi une pétition pour que les autorités russes retirent la loi anti-gay qui interdit ''toute propagande homosexuelle''. Ils critiquent aussi l'attitude du Comité olympique.

Les Jeux approchent, mais ce n'est pas encore de sport dont on parle. A une semaine du début de l'événement planétaire à Sotchi (7 au 23 février), 52 athlètes ont soutenu jeudi une pétition adressée aux autorités russes. En cause, la loi qui interdit 'toute propagande homosexuelle' devant mineur, promulguée par Vladimir Poutine en juin 2013. Dénonçant une mesure anti-gay, les signataires demandent son retrait.

C'est sous le nom de ''Principle Six'' que circule le texte, en référence au 6e principe de la charte olympique qui prévoit que "les discriminations n'ont pas leur place dans le mouvement olympique". Les athlètes qui l'ont paraphé sont soit retraités, soit toujours en activité. Parmi eux, les tennismen Andy Roddick, James Blake et Mardy Fish, le plongeur Greg Louganis, les basketteuses Sarah Stewart et Teresa Edwards, ou encore le basketteur Steve Nash. Plusieurs des signataires participeront d'ailleurs aux Jeux Olympiques dans la station russe. Leur but : assurer les mêmes droits à tous les athlètes, peu importe leur orientation sexuelle. 

Les athlètes français ''pas condamnés'' s'ils s'expriment

''J'ai parlé à des membres de la communauté homosexuelle en Russie et ils m'ont dit qu'ils étaient mieux traités sous le régime soviétique que sous Poutine actuellement'', explique l'athlète américain Nick Symmonds au Guardian , qui raconte l'histoire de cette pétition. Ces sportifs remettent aussi en cause l'inaction du Comité international olympique (CIO). ''Je comprends que les Jeux plympiques ne soient pas l'endroit pour les revendications politiques, mais là, nous sommes bien loin de tout type de revendication'', explique la footballeuse américaine Megan Rapinoe.

La loi en question prévoit une amende de 100 à 125 euros pour celui ou celle qui ''diffusera toute information susceptible d'éveiller l'intérêt des mineurs envers ce type de relations''. Un texte largement soutenu par les Russes qui laissait craindre à de nombreuses attaques contre la communauté homosexuelle et a provoqué la colère des défenseurs des droits de l'homme. Jeudi, la ministre des Sports Valérie Fourneyron a annoncé, dans Le Parisien , que ''si un athlète français veut s'exprimer sur la lutte contre les discriminations, qu'il le fasse, dans le respect de la charte olympique'', assurant qu'il ou elle ''ne serait pas condamné''. 

Sur le même sujet

Lire et commenter