Thomas Krief : "J'ai préparé le run parfait"

Thomas Krief : "J'ai préparé le run parfait"

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JEUX OLYMPIQUES – Avant de se jeter dans le half pipe de Sotchi pour la première du ski freestyle aux JO (mardi à 14 h 45), Thomas Krief, favori français de l'épreuve, a pris le temps de répondre à metronews.

Comment vous sentez-vous avant votre entrée en compétition ?
C’est clair qu’il y a plus de pression que sur n’importe quelle autre compétition. Mais j’ai l’habitude d’être attendu, et nous sommes bien détendus dans notre petite bulle au village là-haut, on fait ce que l’on a envie. Pour une fois nous ne sommes pas qu’entre nous et croisons d’autres athlètes. Ça fait beaucoup de bien de ne pas être les uns sur les autres. C'est cool avant la course, on pense à autre chose, on se relaxe… Moi je suis au top et plutôt détendu contrairement à ce que je pensais avant de venir.

Qu'est-ce que vous avez fait durant cette première semaine olympique ?
Nous sommes arrivés le mercredi 12 après être restés nous entraîner un maximum à Tignes. On était tous assez curieux de savoir comment seraient nos premiers Jeux olympiques. On a été super agréablement surpris par l’organisation et les installations. Depuis que nous sommes arrivés, nous avons déjà fait deux entraînements. Samedi il a été annulé pour préserver le "pipe" dans de bonnes conditions de neige car il fait trop chaud.

Comment le sentez-vous ce "pipe" ?
C’est un pipe qui a l’air plutôt bien mais c’est une structure qui va évoluer jusqu'à mardi alors on ne sait pas encore…. La neige est assez instable ici.

Quel est votre objectif ?
L’important n’est pas de participer mais de faire quelque chose de bien. Je compte ramener une médaille. J’ai préparé le run parfait, c’était mon objectif depuis le début de saison. J’ai un run avec trois boucles… Avec notamment une figure qui n’a encore jamais été faite. On nous met dans les meilleures conditions possibles, alors je vais faire ce que je sais faire de mieux et me concentrer pour avoir une médaille. J’ai décidé de me focaliser sur moi. Je fais ce que je dois faire, j’ai envie de me sentir bien et de me concentrer. C'est peut-être très égoïste, mais je ne pense qu’à moi depuis que je suis arrivé. Je fais ce qui me rend bien et je pense à ce que j’ai à faire et pas à ce que les autres attendent de moi. Je pense plus aux Jeux qu’à l’enjeu…

Qui sont vos adversaires ?
Les médias pensent toujours que Kévin (Rolland, l'autre Français, lui aussi favori, ndlr) est mon principal concurrent, mais je ne ressens pas du tout cela. L’ambiance est très saine dans le groupe. Cela fait des années que nous nous entraînons ensemble, on court ensemble et on se pousse vers le haut. Nous sommes des copains avant tout. Pour nous, si les conditions météos sont bonnes, nous sommes tous préparés pour être à notre meilleur niveau : cela fera une très belle course.

Et cette première olympique pour le half pipe ?
C’est important, les Jeux olympiques sont une grande publicité pour notre sport. On a besoin de montrer au monde notre manière de skier, on a besoin de ça car en France on n’a pas beaucoup la culture des sports extrême comme aux Etats-Unis. C’est quelque chose de nouveau de concourir pour un pays, d’habitude on travaille sur un sport individuel.

Vous restez jusqu'à quand aux JO ? Vous allez faire quoi après ?
On repart tous le dimanche 23, jour de la cérémonie de clôture. D’ici là, le but est de profiter un maximum de l’ambiance des Jeux… et faire la tournée des boîtes de nuit, il paraît qu’il y en a des sympas…

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