VIDÉO - "Ça fait chier, il y avait un truc à faire" : le débrief de Vicaut après sa finale du 100 m

JO DE RIO 2016
DECEPTION – Quelques minutes après avoir terminé septième de la finale olympique du 100 mètres, Jimmy Vicaut a débriefé sa course avec son entraîneur Guy Ontanon. La déception était de taille pour le sprinter français en dépit de la supériorité de Bolt et Gatlin.

Impressionnant lors de sa demi-finale, Jimmy Vicaut s’était offert le droit d’affronter le gratin du sprint mondial dans la nuit de dimanche à lundi, intercalé entre Usain Bolt et Justin Galtin dans le couloir 5 de la finale olympique du 100 mètres. Finalement classé septième et avant-dernier en 10"04, le Français n’a jamais été en mesure d’aller titiller le Jamaïcain et l’Américain. Quelques minutes après cette finale historique, la 3e seulement pour un Français aux Jeux Olympiques, la déception primait et son entraîneur Guy Ontanon regrettait notamment le manque de relâchement de son coureur.

"Au début, je me dis que c'est bon. Et d'un coup..."

"Tu t’es crispé, ça s’est vu. Ton visage et tes mains. Quand ça commence à tirer, tu ne te relâches pas, lâche Ontanon dans une séquence captée par les caméras de Canal+. C’était pas mal sur les 40 premiers mètres. "Je suis parti avec eux (Bolt et Gatlin), je sentais que j’étais avec eux. Et là, d’un coup… Ils sont partis les deux. (…) Déjà j’étais en finale", tente de relativiser Vicaut. Le débrief de Guy Ontanon prend ensuite une tournure un peu plus positive. L’entraîneur du sprinter français, co-recordman d’Europe (9"86), envisage la suite des aventures avec optimisme et rassure son coureur sur ses aptitudes.

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"T’as fait le job. Il y a du mieux ! Tu vois que la distance pour aller chercher la médaille est infime : 9"91." Mais la déception reprend le dessus du côté de Vicaut, dégoûté de ne pas avoir tenu la distance face à Bolt et Gatlin. "Ça fait chier. Ça fait chier quand même. Il y avait un truc à faire. Dès qu’ils partent là les deux… Au début je suis avec eux, je me dis que c’est bon. Et d’un coup… Ils sont partis, je me suis dit  : c’est pas possible. J’arrivais plus à me relâcher." Tout le contraire d'un certain Usain Bolt.

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