Accusations de viol : Darmanin confronté pendant 9 heures à la plaignante au tribunal judiciaire de Paris

Accusations de viol : Darmanin confronté pendant 9 heures à la plaignante au tribunal judiciaire de Paris

JUSTICE - Le ministre de l'Intérieur s'est rendu vendredi après-midi au tribunal judiciaire de Paris pour être confronté devant la juge d'instruction à Sophie Patterson-Spatz, la femme qui l'accuse de "viol". Gérald Darmanin a toujours soutenu que la relation était consentie.

C'est une affaire qui remonte à 2009 mais la victime, qui a déposé sa plainte en 2017, compte bien poursuivre son combat judiciaire. Ce vendredi, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin s'est rendu au tribunal judiciaire de Paris pour être confronté devant la juge d'instruction à Sophie Patterson-Spatz, la femme qui l'accuse de "viol". C'est la première fois que Gérald Darmanin et cette femme sont confrontés dans cette affaire. 

Gérald Darmanin est arrivé en voiture avec ses avocats, Me Pierre-Olivier Sur et Me Mathias Chichportich, peu avant 14 heures, ont constaté des journalistes de l'AFP. La plaignante, Sophie Patterson-Spatz était arrivée un peu avant à pied, accompagnée de ses conseils Me Elodie Tuaillon-Hibon et Marjolaine Vignola. La confrontation a duré environ 9 heures.

 "A la fin de cette confrontation, Gérald Darmanin reste sous le statut de témoin assisté, preuve qu’aucun indice grave ou concordant d’une quelconque infraction ne lui est reproché. Cela signifie qu’il n’est évidemment pas mis en examen dans une procédure qui rappelons le, a déjà conduit à trois décisions de justice reconnaissant son innocence : deux classements sans suite et une ordonnance de non-lieu", ont réagi dans la soirée les avocats du ministre.

Le ministre, placé à la mi-décembre sous le statut de témoin assisté dans ce dossier, est accusé par cette plaignante de viol, harcèlement sexuel et abus de confiance. L'enquête sur ces faits datant de 2009 est entre les mains d'une juge d'instruction, à la suite d'une longue bataille procédurale. La juge d'instruction a placé ce poids-lourd du gouvernement le 14 décembre sous le statut de témoin assisté pour ces faits, un statut qui peut évoluer au cours de la procédure vers une mise en examen si la magistrate réunit des "indices graves ou concordants". 

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"Il n'y a eu aucune contrepartie"

En mars 2009, la plaignante s'était adressée à l'élu, alors chargé de mission au service des affaires juridiques de l'UMP (ancêtre de LR), pour tenter de faire réviser une condamnation de 2004 pour chantage et appels malveillants à l'égard d'un ex-compagnon. Selon elle, Gérald Darmanin lui aurait fait miroiter son appui auprès de la Chancellerie via une lettre, en échange de faveurs sexuelles qu'elle aurait acceptées, se sentant contrainte de "passer à la casserole", selon son expression devant les enquêteurs.

Devant les policiers, en février 2018,  Gérald Darmanin a confirmé avoir eu une relation sexuelle avec Mme Patterson-Spatz, mais selon lui librement consentie et à l'initiative de la plaignante : "Il n'y a eu aucune contrepartie".

"Il faut quand même mesurer ce que c'est que d'être accusé à tort, de devoir expliquer à ses parents ce qu'il s'est passé parce que, c'est vrai, j'ai eu une vie de jeune homme", avait expliqué M. Darmanin en juillet à La Voix du Nord. Gérald Darmanin, dont la nomination comme ministre de l'Intérieur avait été critiquée par des groupes féministes, à cause notamment de cette affaire, a porté plainte pour dénonciation calomnieuse.

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