Affaire Benalla : le parquet demande un procès pour les violences du 1er-mai

Affaire Benalla : le parquet demande un procès pour les violences du 1er-mai

JUSTICE - Près de trois ans après les violences de la place de la Contrescarpe, le parquet de Paris a demandé le renvoi de l'ex-chargé de mission de l'Élysée devant le tribunal correctionnel notamment pour "violences volontaires".

Y aura-t-il un deuxième procès Benalla ? Après avoir fait l'objet d'un renvoi en correctionnelle fin janvier pour son utilisation frauduleuse de passeports diplomatique et de service, l'ancien chargé de mission pourrait retourner devant le tribunal pour les violences commises le 1er mai 2018. C'est en tout cas le sens des demandes formulées par le parquet le 2 février dans le réquisitoire définitif au sujet  de l'affaire dont la révélation, en juillet 2018, avait paralysé l'action du gouvernement et du président de la République.

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Benalla, l'affaire sans fin

Le parquet souhaite en effet qu'Alexandre Benalla réponde des faits commis le jour du défilé de la fête du Travail, il y a bientôt trois ans. Ce jour-là, révélait à l'époque Le Monde, place de la Contrescarpe, Alexandre Benalla, qui avait demandé à pouvoir accompagner les forces de l'ordre, avait été filmé en train de passer à tabac deux manifestants qu'il avait vus tenter de lancer des projectiles à l'encontre des forces de l'ordre. À ce titre, le parquet a demandé le renvoi de l'ex-collaborateur de l'Élysée pour "violences volontaires", "immixtion sans titre dans l'exercice d'une fonction publique" (il avait appréhendé les deux manifestants et était équipé comme un fonctionnaire de police) et "port d'arme" non autorisé.

Demandes de renvoi pour Vincent Crase et deux ex-hauts gradés de la préfecture de police

Alexandre Benalla n'est pas le seul individu impliqué dans cette affaire à faire l'objet d'une demande de renvoi. Vincent Crase, ex-salarié de la République en marche, fait lui aussi l'objet de la même demande pour les mêmes infractions, après avoir été filmé en train d'appréhender des manifestants au jardin des Plantes, le même jour. Ils plaident tous les deux avoir suivi l'application de l'article 73 du code de procédure pénale, qui donne "qualité" à "toute personne" pour "appréhender l'auteur" d'un crime flagrant ou de délit flagrant puni d'une peine d'emprisonnement.

Deux autres hommes sont poursuivis dans ce dossier. Laurent Simonin et Maxence Creusat, hauts gradés de la Préfecture de police de Paris, font l'objet d'une réquisition pour "violation du secret de l'instruction". Il leur est reproché d'avoir manœuvré pour remettre les bandes de vidéosurveillance de la Contrescarpe à Alexandre Benalla. Des images censées disculper ce dernier et qui ont circulé sur les réseaux sociaux dans les jours suivant les révélations du Monde.

Dans cette affaire, cinq personnes se sont portées parties civiles, dont le couple appréhendé par Alexandre Benalla, condamné en février 2019 à 500 euros d'amende chacun pour les jets de projectile.

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