Affaire de la sextape : reconnu coupable, Benzema condamné à un an de prison avec sursis et 75.000 euros d'amende

Karim Benzema est condamné à un an de prison avec sursis pour complicité de tentative de chantage. La décision est tombée dans cette affaire qui traîne depuis plus de six ans.

VERDICT - Un mois après la fin du procès de l'affaire dite de la sextape de Mathieu Valbuena, Karim Benzema a découvert, mercredi 24 novembre, le délibéré des juges. L'attaquant des Bleus a été reconnu coupable de l'accusation de "complicité de tentative de chantage".

Karim Benzema n'est pas encore tiré d'affaire. Après six années d'enquêtes et de rebondissements, l'affaire de la tentative de chantage à la vidéo intime de Mathieu Valbuena a rendu son verdict. Absent à la lecture du délibéré, son club le Real Madrid jouant dans la soirée un match de Ligue des champions en Moldavie, sur la pelouse du Sheriff Tiraspol, "KB9" a été reconnu coupable de l'accusation de "complicité de tentative de chantage" par le tribunal correctionnel de Versailles, mercredi 24 novembre. Il a été condamné à un an de prison avec sursis et 75.000 euros d'amende. Il va faire appel de cette condamnation.

"Karim Benzema s'est personnellement impliqué avec insistance pour tenter de convaincre Mathieu Valbuena de rencontrer son homme de confiance", a expliqué le tribunal. "Il a été clairement énoncé par le tribunal qu'il n'était pas au courant des manœuvres préalables", a réagi son avocat Me Sylvain Cormier, juste après l'énoncé du jugement "parfaitement contradictoire". "On est assez sidéré. L'appel s'impose parce que Karim Benzema n'a rien à se reprocher. Il sera innocenté à hauteur de la Cour d'appel."

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Affaire de la sextape de Mathieu Valbuena

La peine de prison avec sursis est plus importante que celle requise. Le mois dernier, pour son implication supposée, le ministère public avait requis 10 mois de prison avec sursis et 75.000 euros d'amende contre le candidat déclaré au Ballon d'Or, qui sera connu le lundi 29 novembre. Contrairement à Valbuena, il n'avait pas assisté aux trois jours de procès en raison de son emploi du temps, selon ses avocats. 

L'avenir en Bleu de "KB9" n'est pas compromis

Au cours du réquisitoire, les procureurs avaient rappelé le devoir d'exemplarité de l'attaquant des Bleus, "porteur d'une image, d'espoir, de notoriété et de valeurs morales". Selon eux, "il faisait partie d'une stratégie et en avait conscience. (...) Il n'est pas un bon samaritain venu porter secours" à son ancien coéquipier en équipe de France. Pendant l'audience, l'enregistrement d'une conversation entre son client et son ami d'enfance et intermédiaire dans cette affaire, Karim Zenati, avait été diffusé. Tous deux se moquaient ouvertement de Mathieu Valbuena. "Il ne nous prend pas au sérieux", expliquait notamment le joueur formé à Lyon, un signe qu'"il s'inclu(ai)t dans cette équipe et dans ce projet", selon l'accusation. 

Dans leur plaidoirie, les conseils de Karim Benzema avaient réclamé sa relaxe, dénonçant "une enquête à charge" ainsi que "les hypothèses et les spéculations" d'un dossier uniquement construit sur le "ressenti" du plaignant. À la barre, Me Antoine Vey avait martelé que "l'élément intentionnel de l'infraction", reproché à l'attaquant de 33 ans, n'était pas caractérisé. Son argumentaire n'a pas convaincu le tribunal.

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En attendant un nouveau procès, cette fois en appel, Karim Benzema ne devrait pas voir cette condamnation compromettre son avenir en équipe de France. Le 10 novembre, dans les colonnes du Parisien, le président de la Fédération française de football (FFF) Noël Le Graët avait assuré qu'il ne serait pas suspendu de l'équipe de France, en cas de jugement défavorable, à un an du Mondial au Qatar. "Même s'il écope d'une peine de prison avec sursis, il lui reste la possibilité de faire appel d'une condamnation. Donc sa convocation, ou pas, dans les mois prochains ne sera pas liée à ce jugement", avait-il expliqué.

Contre les quatre autres prévenus, Karim Zenati, Axel Angot, Mustapha Zouaoui et Younes Houass, impliqués dans ce dossier qui a secoué le football français, le tribunal correctionnel de Versailles a prononcé des peines allant 18 mois d'emprisonnement avec sursis à deux ans et demi de prison ferme. 

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