Affaire Jubillar : ce que les enquêteurs ont saisi lors d'une perquisition au domicile familial

Affaire Jubillar : ce que les enquêteurs ont saisi lors d'une perquisition au domicile familial

ENQUÊTE - Le 18 juin, Cédric Jubillar a été mis en examen et écroué, six mois après la disparition de son épouse, Delphine, 33 ans, mère de leurs deux enfants. Mardi, les gendarmes ont réalisé en sa présence une perquisition à son domicile. Plusieurs objets ont été saisis.

Les accessoires de téléphonie et le matériel informatique livreront-ils des éléments aux enquêteurs ? Mardi 22 juin, les gendarmes de la section de recherches de Toulouse sont allés perquisitionner une nouvelle fois la maison de Cédric Jubillar à Cagnac-les-Mines, dans le Tarn. Le trentenaire qui a été mis en examen et écroué vendredi, six mois après la disparition de son épouse, l'infirmière Delphine Jubillar, âgée de 33 ans et mère de leurs deux enfants, était présent aux côtés des militaires. 

Les enquêteurs ne seraient pas repartis mains vides. "Une ou deux cartes SD et une clé USB ont notamment été saisies pour être exploités, nous précise Me Alary confirmant une information du Parisien. La perquisition s'est déroulée mardi dans la matinée en présence de M. Jubillar et de l'une de mes collaboratrices et a été très rapide".  Les gendarmes rechercheraient notamment des captures d'écran qu'aurait pu faire Cédric Jubillar sur le matériel de téléphonie, photographique et informatique de son épouse, alors que le couple était en instance de divorce. 

Toute l'info sur

La disparition de Delphine Jubillar

Appel du placement en détention provisoire

Vendredi dernier, à l'occasion d'une conférence de presse, le procureur de la République de Toulouse avait indiqué que le peintre-plaquiste de 34 ans avait "de très grandes difficultés, affectives et matérielles, à accepter la séparation". Il a convenu être au courant que son épouse avait un "amant", la surveillait, se montrait "intrusif" parfois "brutal et agressif".

Le magistrat avait ajouté que Delphine Jubillar, "qui adorait son métier, qui adorait ses enfants, n'avait aucune raison de disparaître", s'étonnant qu'elle puisse partir volontairement "sans son chargeur de téléphone, sans son sac à main, sans ses lunettes, dont elle avait besoin, sans son véhicule". 

Lire aussi

"A ce stade du dossier, sans corps, sans connaître les origines d’un décès dont on ignore jusqu’à la réalité, retenir une intention homicide est ahurissant", avait dénoncé  pour sa part Jean-Baptiste Alary, l'avocat de Cédric Jubillar, après la mise en examen de son client.

"Je vais faire appel du  placement en détention provisoire de mon client aujourd'hui ou demain et déposer des requêtes en nullité visant à faire annuler sa mise en examen", nous précise ce mercredi Me Alary. La suite devrait avoir lieu devant la Chambre de l'instruction, dont les audiences se tiennent le mardi. "L'audience ne devrait pas avoir lieu ce mardi 29 juin, mais plutôt le 6 juillet", précise l'avocat qui devrait "s'opposer à la publicité des débats".

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

Inflexible face aux policiers, comment Cédric Jubillar justifie les incohérences entre sa version et celle des enquêteurs ?

EN DIRECT - Omicron : 12 cas d'infection désormais détectés en France, 38 pays concernés par le nouveau variant

Vaccin : au bout de combien de temps mon pass sanitaire est-il actif après la 3e dose de rappel ?

Covid-19 : vacances de Noël avancées dans les écoles et rassemblements limités... la Belgique sur le qui-vive

Vaccination : le gouvernement réactive le numéro "coupe-file" pour les personnes âgées

Lire et commenter
LE SAVIEZ-VOUS ?

Logo LCI défend l'ambition d'une information gratuite, vérifiée et accessible à tous grace aux revenus de la publicité .

Pour nous aider à maintenir ce service gratuit vous pouvez "modifier votre choix" et accepter tous les cookies.