Affaire Griveaux-Pavlenski: "Mimi" Marchand mise en examen

Piotr Pavlenski dit être content d'avoir diffusé les vidéos sexuelles de Benjamin Griveaux. Il dénonce selon lui ainsi "les mensonges", d'un homme qui était jusqu'à vendredi candidat à la mairie de Paris"

JUSTICE - "Mimi" Marchand a été mise en examen le 12 août pour "recel de violation du secret professionnel" et "extorsion". Une information judiciaire avait été ouverte concernant la diffusion par Paris Match, en février 2020, de photos de l'interpellation de Piotr Pavlenski.

"Mimi" Marchand, puissante figure de la presse people, a été mise en examen jeudi dans l'enquête sur les photos de l'interpellation l'an dernier de Piotr Pavlenski, artiste russe au cœur de l'affaire Griveaux, a indiqué mardi une source judiciaire.

La patronne de l'agence BestImage est mise en examen pour "recel de violation du secret professionnel" et "extorsion" dans l'information judiciaire portant sur la diffusion par Paris Match, en février 2020, de photos de l'interpellation de Piotr Pavlenski. Elle a, depuis, été placée sous contrôle judiciaire.

Son avocate, Me Caroline Toby, estime que concernant le premier chef de mise en examen, Michèle Marchand de son vrai nom n'avait "fait que son travail" de journaliste. "Elle a eu une information et elle l'a exploitée", a-t-elle déclaré.

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Piotr Pavlenski avait été interpellé avec sa compagne Alexandra de Taddeo le 15 février 2020. Cette arrestation était intervenue deux jours après la diffusion, revendiquée par M. Pavlenski, de vidéos à caractère sexuel de Benjamin Griveaux, alors candidat LREM à la mairie de Paris, précipitant son retrait de la bataille des municipales le 14 février 2020.

Des photos et une vidéo montrant Piotr Pavlenski allongé à plat ventre sur le sol les mains entravées par des menottes, avaient été diffusées la semaine suivante par Paris Match.

Michèle Marchand citée dans deux autres affaires judiciaires

"Mimi" Marchand est par ailleurs poursuivie depuis début juin pour son implication dans l'interview retentissante, diffusée mi-novembre par BFMTV et Paris Match, de Ziad Takieddine, au cours de laquelle le sulfureux intermédiaire avait retiré ses accusations contre Nicolas Sarkozy. Les magistrats du pôle financier du tribunal de Paris soupçonnent que cette rétraction a pu être achetée ou du moins téléguidée de manière frauduleuse.

Selon Mediapart, Michèle Marchand est aussi soupçonnée d'extorsion au préjudice de la présentatrice de télévision Karine Le Marchand. La présentatrice a saisi l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), la police des polices, "car elle soupçonnait des fonctionnaires du commissariat du XVIe arrondissement de Paris de fournir à des paparazzis des informations sur des plaintes de célébrités", écrit le site d'informations. Concernant ce volet, "il n'y a pas d'infraction", a déclaré Me Toby, assurant que Karine Le Marchand n'avait pas porté plainte contre Michèle Marchand, mais avait saisi l'IGPN contre des policiers.

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