Meurtre de Sophie Le Tan : Jean-Marc Reiser est passé aux aveux

Meurtre de Sophie Le Tan : Jean-Marc Reiser est passé aux aveux

JUSTICE - Placé en détention provisoire quelques jours après la disparition de la jeune femme le 7 septembre 2018, le principal suspect a reconnu ce mardi lui avoir donné la mort il y a deux ans et demi.

Un peu plus d'un mois et demi après que la  juge Eliette Roux a terminé son instruction, il est passé aux aveux. Ce mardi matin, Jean-Marc Reiser a indiqué avoir tué Sophie Le Tan il y a deux ans et demi à Strasbourg. Jusqu'alors, l'assassin présumé continuait de clamer son innocence. 

"L'information judiciaire ouverte des chefs d'enlèvement, séquestration et assassinat commis sur la personne de Sophie Le Ta, en septembre 2018 était communiquée en décembre dernier au ministère public aux fins de réquisitions définitive. Parallèlement à différentes demandes d'actes supplémentaires, le mis en examen Jean-Marc Reiser a sollicité à d'être à nouveau entendu par le magistrat instructeur en charge du dossier, détaille le parquet de Strasbourg ce mardi dans un communiqué. Lors de son interrogatoire ce jour, il a reconnu son implication exclusive dans le décès de la jeune étudiante, décès survenu dans son appartement le jour de la disparition de cette dernière. Il a également admis avoir démembré le corps de la victime afin d'en faciliter le transport puis l'avoir dissimulé en forêt". 

Le parquet ajoute que "l'information judiciaire se poursuit au vu de ces nouveaux éléments."

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L'affaire Sophie Le Tan

Jean-Marc Reiser, âgé de 60 ans, a été arrêté en septembre 2018, quelques jours après la disparition de cette étudiante de 20 ans qui avait répondu à une annonce immobilière qu'il avait mise en ligne. Le squelette incomplet de la jeune femme avait été découvert plus d'un an plus tard, fin octobre 2019, dans une forêt vosgienne, à Rosheim (Bas-Rhin), une zone où Jean-Marc Reiser se rendait régulièrement. Le sexagénaire, qui avait clamé jusque-là son innocence, a notamment dénoncé devant la juge d'instruction Roux un "échafaudage de suppositions".

Un procès fin 2021 ?

Pourtant, plusieurs éléments l'accablaient. D'importantes traces de sang, que l'on avait cherché à effacer, avaient été découvertes chez lui, ainsi que des traces d'ADN sur le manche d'une scie. 

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Le corps démembré de Sophie Le Tan avait été retrouvé le 23 octobre 2019 dans une forêt d'Alsace. Les ossements avaient été découverts par un gendarme lors d'une promenade en forêt dans le secteur de Rosheim et Grendelbruch (Bas-Rhin), à une trentaine de kilomètres au sud-ouest de Strasbourg. "Les analyses ADN confiées à l'Institut national de la police scientifique (INPS) de Paris et exécutées en l'état sur certains de ces ossements humains ont révélé que le profil génétique féminin mis en évidence est identique au profil génétique de Sophie Le Tan", avait alors déclaré dans un communiqué la procureure de Strasbourg, Yolande Renzi.

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