Affaire Théo : les policiers mis en cause seront bien jugés devant une cour d'assises

Les essentiels LCI du vendredi 19 novembre à 6h20

PROCÈS - Des policiers impliqués dans l'interpellation musclée de Théo en 2017 ont vu leur appel être rejeté par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris.

Des policiers auront à répondre de leurs actes devant la justice. En 2017, Théo Luhaka était interpellé violemment à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) par des membres des forces de l'ordre. Aujourd'hui, il en garde encore des séquelles irréversibles. Les policiers impliqués seront jugés devant une cour d'assises, lors d'un procès dont la date est encore à définir. Jeudi 18 novembre, l'appel devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris, interjeté par deux des trois mis en cause, a été rejeté, a appris l'AFP de source judiciaire.

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L'affaire Théo

Les policiers ne seront pas jugés pour "viol aggravé"

Ces policiers seront jugés pour violences volontaires. Lors d'un contrôle de la police, Théo Luhaka avait été blessé au niveau de la zone rectale. Les images avaient été filmées par une caméra de surveillance. Le principal accusé, âgé de 31 ans, est notamment poursuivi pour violences volontaires ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente chez la victime. Les deux autres policiers, âgés de 28 et 39 ans, devront répondre de violences volontaires avec plusieurs circonstances aggravantes. 

En revanche, le parquet de Bobigny avait requis un non-lieu pour ce même délit au bénéfice du quatrième mis en examen. En octobre 2020, le parquet avait également écarté la qualification de "viol aggravé", faute d'éléments suffisants, selon une source proche de l'enquête à l'AFP. 

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En février 2017, la médiatisation de l'affaire Théo avait entraîné une vague d'indignation dans la rue et mis un coup de projecteur sur les violences policières. Le jeune homme avait notamment reçu la visite à l'hôpital de François Hollande, alors président de la République. Théo Luhaka avait également fait parler de lui en juin 2018 après avoir été soupçonné d'être impliqué dans une vaste escroquerie aux aides publiques. Il était finalement sorti libre de sa garde à vue. 

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