Ardèche : cinq mois de prison avec sursis pour le voisin qui avait tué le coq Marcel

Un coq dans un poulailler.

JUGEMENT - Un habitant de l'Ardèche a écopé de cinq mois de prison avec sursis ce lundi 7 décembre. Incommodé par le cocorico matinal du coq de son voisin, il avait abattu l'animal au mois de mai.

"Justice pour le coq Marcel." Le tribunal correctionnel de Privas a condamné ce lundi 7 décembre un habitant de la commune de Vinzieux, en Ardèche, à cinq mois de prison avec sursis pour avoir tué en mai dernier Marcel, un gallinacé qui vivait dans la propriété voisine. L'accusé, excédé par les vocalises matinales du coq, a reconnu les faits devant la justice. L'homme a également écopé de 300 euros d'amende et d'une interdiction de port d'arme durant trois ans.

"Cela ne réparera jamais ce qui a été commis", a commenté auprès de l'AFP l'ex-propriétaire du gallinacé Sébastien Verney, encore traumatisé d'avoir retrouvé son coq tué à la carabine et embroché sur une barre de fer. "Mais pour nous, l'objectif était vraiment qu'il y ait un acte fort au niveau de la justice face à ces atteintes au patrimoine sensoriel rural de plus en plus agressé".

Une quarantaine d'atteintes au "patrimoine sensoriel"

Peu après les faits, le propriétaire de Marcel avait créé une page Facebook qui a recueilli de nombreux témoignages et marques de soutien, incitant ce dernier à lancer la pétition "Justice pour le coq Marcel", afin de "sensibiliser et d'apaiser les 

campagnes". Elle a, à ce jour, mobilisé près de 100.000 signataires. Aujourd'hui, le combat de cette famille ardéchoise, encore choquée par la mort du gallinacé, continue à travers l'association "Laissez-les chanter ! Protégeons le patrimoine rural", qui recense les atteintes au patrimoine sensoriel en France. Elle en a comptabilité une quarantaine en deux ans. 

Lire aussi

En 2019, le coq Maurice sur l'île d'Oléron, en Charente-Maritime, depuis disparu, avait aussi été au centre d'un conflit judiciaire lancé par des voisins qui se plaignaient de son cocorico matinal. La justice avait finalement autorisé le gallinacé à continuer de chanter. L'affaire avait incité l'Assemblée nationale à voter en janvier une proposition de loi introduisant la notion de "patrimoine sensoriel" des campagnes dans le droit français. Elle attend toujours d'être présentée aux sénateurs.

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

Masques en tissu à éviter, 2 m de distanciation... Les nouvelles recommandations face aux variants du Covid-19

EN DIRECT - Covid : l'Allemagne durcit et prolonge ses restrictions jusqu'à mi-février

Investiture de Joe Biden : le FBI craint une menace venant de la Garde nationale

Au crépuscule de son mandat, Donald Trump s’apprête à accorder 100 grâces présidentielles

Donald Trump quitte la Maison-Blanche avec un record d'impopularité

Lire et commenter