Assassinat de Samuel Paty : quatre autres collégiens mis en examen, dont trois pour "complicité"

Le collège du bois d'Aulne, théâtre du sinistre attentat qui a vu Samuel Paty perdre la vie

JUSTICE - Quatre nouveaux collégiens ont été mis en examen dans l'affaire de l'assassinat du professeur de Conflans-Saint-Honorine.

L'enquête sur l'assassinat de Samuel Paty progresse. Quatre autres collégiens ont été mis en examen, dont trois pour "complicité" concernant la décapitation de ce professeur à Conflans-Saint-Honorine, a fait savoir ce jeudi la justice.

Trois de ces mineurs, âgés de 13 et 14 ans, ont été mis en examen pour "complicité d'assassinat terroriste", soupçonnés d'avoir désigné la victime à l'assaillant Abdoullakh Anzorov devant leur collège de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), a précisé cette source à l'AFP. 

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La quatrième personne, mise en examen pour "dénonciation calomnieuse", est la fille de Brahim Chnina, le parent d'élève à l'origine de la campagne médiatique contre le professeur d'histoire.

Dix mises en examen

Au total, dix personnes sont poursuivies dans ce dossier. Sept personnes ont été mises en examen le 22 octobre, dont deux mineurs ont été mis en examen pour "complicité d’assassinat en relation avec une activité terroriste". Parmi eux, deux collégiens de 14 et 15 ans, accusés d'avoir désigné contre rémunération l'enseignant à l'assaillant. Ils ont été laissés libres sous contrôle judiciaire. 

Brahim Chnina, le parent d'élève à l'origine d'une campagne de dénigrement de Samuel Paty, et le militant islamiste qui l'avait soutenu, Abdelhakim Sefrioui, sont également poursuivis pour "complicité".

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Samuel Paty, enseignant de 47 ans avait été décapité à la sortie de son collège de Conflans par Abdoullakh Anzorov, un réfugié d'origine russe tchétchène de 18 ans, pour avoir montré des caricatures de Mahomet lors de deux cours début octobre sur la liberté d'expression. 

Anzorov, radicalisé depuis plusieurs mois selon sa famille mais inconnu des services de renseignement, avait été abattu par les policiers qu'il attaquait après son crime.

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