Oise : violences à répétition, pompiers visés et policiers blessés à Beauvais

Oise : violences à répétition, pompiers visés et policiers blessés à Beauvais

FAIT DIVERS - Depuis quelques jours, la ville de Beauvais (Oise) connait des incidents à répétition la nuit. Des violences que la maire de la ville Caroline Cayeux interprète comme une réaction à la lutte contre le trafic de stupéfiants.

Trouvent-ils l'inspiration les uns chez les autres ? Après les récents incidents survenus depuis le 24 février à Fréjus dans le Var, la ville de Beauvais connaît le même scénario depuis dimanche. 

Plusieurs séquences partagées sur Snapchat, immortalisées depuis sur Twitter notamment, montrent en effet des violences dans le quartier Saint-Jean, classé "zone urbaine sensible", au sud de la ville, mais aussi dans le quartier Argentine. Sur les images : des poubelles et voitures incendiées, des tirs d'artifices et de mortiers, des jets de projectiles, mobiliers dégradés  et l'intervention des forces de l'ordre et des soldats du feu. 

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Pompiers et policiers visés

"À la suite des émeutes urbaines qui ont eu lieu dans le quartier Argentine à Beauvais le 1er mars en soirée, le véhicule du chef de groupe qui accompagnait l’engin incendie, a été visé par des jets de projectiles", apprend-on dans un communiqué publié sur la page Facebook des pompiers. "L’officier à bord n’a heureusement pas été blessé, mais le véhicule est lui endommagé", indiquent encore les soldats du feu, qui ont publié une photo de l'automobile, ajoutant que la zone avait depuis été sécurisée par les policiers.

Les pompiers n'ont pas été les seuls à être pris à partie. Ainsi, sur Twitter, la porte-parole du ministère de l'Intérieur, Camille Chaize, revient sur cet événement. Elle indique que "trois policiers ont été blessés" au cours de ces violences dimanche 28 février, violences auxquelles ont participé pas moins d'une "vingtaine d'individus". Un individu âgé de 16 ans a été placé en garde à vue avant d'être relâché dans l'après-midi de lundi.

Une réponse aux récentes opérations anti-drogues de la municipalité

Dans la soirée des lundi 1er et mardi 2 mars, Beauvais a été de nouveau le théâtre d'affrontements. Plusieurs vidéos sur Snapchat relaient les différents événements et certaines personnalités politiques les reprennent en interpellant le ministre de l'Intérieur. "Faut-il attendre un drame pour que  Gérald Darmanin agisse ?" interrogeait le député RN du Nord et leader du parti pour les Hauts de France Sébastien Chenu. 

De quoi faire réagir la maire de Beauvais Caroline Cayeux. "Il faut arrêter de mettre de l'huile sur le feu", s'agace-t-elle auprès de LCI. "Je ne peux pas accepter que l'on dise que les quartiers de Beauvais sont à feu et à sang. Ça, c'est la théorie d'un candidat aux régionales du Rassemblement national. Beauvais est une ville tranquille. Simplement, il y a une trentaine d'énergumènes qui sont gênés par les opérations anti-drogues. On dérange les dealers, on le fait en partenariat avec le préfet et les forces de l'ordre. Ce sont des opérations ponctuelles". 

L'élue indique avoir pris contact avec le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin dès dimanche. "Il nous a envoyé des effectifs supplémentaires en 24 heures. 60 CRS supplémentaires étaient présents mardi soir pour calmer le jeu et montrer que la République doit être respectée et que nous ne tolèrerons pas de désordre".

 En décembre dernier, la Ville de Beauvais a mis en service une nouvelle plateforme en ligne baptisée "StopDeal", pour permettre aux Beauvaisiens de "signaler, anonymement et facilement, les trafics de stupéfiants dont ils sont les témoins" et leur permettre d'être "acteurs de la lutte" contre ce qu'elle qualifie de "fléau, qui met  en danger la vie des consommateurs et gangrène la sécurité et la tranquillité des habitants".

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