Chasse à l'homme en Dordogne : le fugitif déjà condamné 4 fois pour violences conjugales

Chasse à l'homme en Dordogne : le fugitif déjà condamné 4 fois pour violences conjugales

FORCENÉ - L'homme recherché par 300 gendarmes près du Lardin-Saint-Lazare (Dordogne) avait déjà été condamné à quatre reprises pour violences conjugales. Cet ancien militaire de 29 ans, père de trois enfants, était également interdit de port d'armes.

Le profil de l'homme recherché au Lardin-Saint-Lazare, en Dordogne, se dessine peu à peu. Cet ancien militaire âgé de 29 ans a tiré dans la nuit de samedi à dimanche sur le conjoint de son ex-femme puis sur les gendarmes qui intervenaient, avant de prendre la fuite. Toujours "activement recherché" ce lundi matin par les hommes du GIGN, il a été localisé dans une zone boisée de 4km² où il est toujours retranché. 

Alors qu'il demeure introuvable dans ce périmètre pour le moment, la gendarmerie de Dordogne a diffusé à la mi-journée le 31 mai, la photo de cet individu de type caucasien, mesurant 1.83 mètre et porteur d'une barbe. Le casier judiciaire de cet homme, père de trois enfants, et qualifié de "dangereux dans l'appel à témoins diffusé par la gendarmerie, porte mention de plusieurs faits. 

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Quatre condamnations pour violences sur son ex-femme

La première condamnation date de 2015. Le 17 mars de cette même année, il est condamné à 6 mois de prison avec sursis pour violence sur conjoint et deux ans de mise à l'épreuve. Deux autres condamnations sont prononcées en février puis en septembre 2017. Enfin, le 19 février 2020, le fugitif est condamné une quatrième fois après des faits de violences conjugales commis en flagrance. Il est alors condamné à 16 mois de prison dont 8 mois de prison ferme. La détention a été aménagée en mars 2021 avec l'usage d'un bracelet électronique qui lui interdit de s'approcher de son ex-épouse. Cette peine était effective depuis le 3 mai 2021. 

Deux carabines sans doute obtenues illégalement

Ancien militaire du 126e régiment d'infanterie de Brive,  il fut membre de l'armée de 2011 à 2016. "Il dispose d'une arme de grande chasse, une arme puissante et qui est effectivement une arme dangereuse", a précisé à la presse le général André Pétillot, commandant de la région de gendarmerie de Nouvelle Aquitaine. Selon une source proche du dossier, il s'agit d'une Winchester de calibre 30-30 qui sert notamment à la chasse au sanglier. Il était pourtant inscrit au fichier national des personnes interdites d'acquisition et de détention d'armes (Finiada). Les armes qu'il possède ont donc, selon toute vraisemblance, été obtenues illégalement. 

"C'est quelqu'un qui connaît bien la zone et qui évolue avec une certaine aisance", a souligné le général Pétillot. Selon la maire du village,"il est sportif et se déplace rapidement". "On l'a localisé dans un périmètre de 4 à 5 km, mais c'est une zone boisée, difficile d'accès", a ajouté l'édile selon qui l'homme "est très obstiné". Mais aussi "extrêmement déterminé", comme l'a souligné le patron du GIGN sur LCI. "Les forces de gendarmerie essaient de le fixer. Le contact a été établi à plusieurs reprises de manière sporadique, mais cela s'est ensuivi de coups de feu de l'individu. Chaque fois qu'il y a eu contact il a ouvert le feu", a raconté de son côté le préfet de Dordogne, Frédéric Périssat.

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L'homme recherché a en effet tiré sur trois voitures de gendarmes et sur l'un des hélicoptères, selon le général André Pétillot, commandant de la région de gendarmerie de Nouvelle-Aquitaine. Toujours selon les forces de l'ordre, le forcené correspond au profil du "suicide by cop", c'est-à-dire qu'il est prêt à se faire tuer par les militaires.

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