Viry-Châtillon : 70 fêtards verbalisés après avoir participé à une soirée clandestine

Viry-Châtillon : 70 fêtards verbalisés après avoir participé à une soirée clandestine

FÊTE SAUVAGE - Dans la nuit de samedi à dimanche, la police a interrompu une soirée clandestine, à Viry-Châtillon, regroupant 70 personnes. Ce week-end, plusieurs fêtes illégales ont eu lieu en région parisienne.

Ils voulaient faire la fête au temps du Covid-19. Dans la nuit du samedi 23 au dimanche 24 janvier, une soirée clandestine s'est déroulée dans les locaux d'une société à Viry-Châtillon, dans l'Essonne, au mépris de toutes les règles du couvre-feu, en vigueur depuis le 15 décembre dernier sur l'ensemble du territoire national. Vers 1h du matin, la police est intervenue sur place pour mettre fin au regroupement. Les 70 fêtards ont tous été verbalisés pour "non-respect du couvre-feu" et écopé d'une amende de 135 euros. Une procédure de "mise en danger de la vie d'autrui" a été ouverte contre l'organisateur.

"À mon avis, c'était plus un événement festif du genre anniversaire", témoigne auprès de LCI le maire de Viry-Châtillon Jean-Marie Vilain. "C'est quelque chose qui ne se passe pratiquement jamais à Viry. Avec toute l'économie qui est mise à mal par la pandémie, c'est difficile de comprendre que certains passent outre et pensent essentiellement à leurs fêtes." 

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Plusieurs soirées clandestines en région parisienne

Le 16 janvier dernier, une fête du même type avait rassemblé plus de 130 participants dans un entrepôt de l'avenue Louis-Roche à Gennevilliers, dans les Hauts-de-Seine. "Il faut faire les communications de manière cachée, c'est une grosse organisation. Néanmoins, ça reste relativement facile. Les stocks d'alcool sont toujours là, on en trouve. Le plus difficile c'est l'endroit, à proximité de Paris pour y accéder facilement en n'étant pas trop proche pour ameuter tout le quartier", nous explique Yoann, un participant à ces soirées clandestines. "On a l'impression d'être emprisonné, donc on s'évade. La fête n'est pas le but en soi. Le but c'est de retrouver notre sociabilité, de retrouver nos amis, de se sentir libre. C'est ce qui nous a été enlevé."

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Ce week-end, "pas moins de six soirées clandestines regroupant des dizaines de personnes qui ont nécessité l'intervention des policiers" à Paris et en région parisienne, a annoncé la Préfecture de police ce dimanche sur Twitter. Les participants ont été "verbalisés" et des "enquêtes diligentées". Une autre fête illégale dans un bar à Trappes, dans les Yvelines, a été interrompue. Les organisateurs encourent jusqu'à un an de prison et 15.000 euros d'amende pour "mise en danger de la vie d'autrui". 

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