Manifestation contre le pass sanitaire et l'obligation vaccinale : à quoi s'attendre samedi ?

Manifestation contre le pass sanitaire et l'obligation vaccinale : à quoi s'attendre samedi ?

MOBILISATION - Des milliers de personnes opposées au vaccin et/ou au pass sanitaire sont attendues dans les rues de plusieurs villes françaises ce samedi 31 juillet. Les forces de l'ordre seront mobilisées pour encadrer les différents événements.

#Manif31juillet #passedegueulasse #passSanitaire #PassdeLaHonte, #MaximeBeltra... Les hashtags se multiplient sur les réseaux sociaux depuis plusieurs jours pour grossir les rangs des différents cortèges qui défileront samedi prochain dans toute la France. 

Comme les 17, 24 et 27 juillet, les manifestants fouleront les pavés contre le pass sanitaire et l'obligation vaccinale principalement. "Mardi dernier, entre l'Assemblée nationale et le Palais Royal où se trouve le Conseil d'État, il n'y avait pas beaucoup de monde. Ça n'est pas étonnant, c'était en plein milieu de semaine. Mais la colère gronde de plus en plus à mesure que la date de l'entrée en vigueur de la loi sur le pass sanitaire approche et il est certain que samedi il y aura du monde dehors", reconnaît un policier sous couvert d'anonymat. 

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Vigilance des forces de l'ordre dans certaines villes

Selon nos informations, les premières projections du renseignement territorial pour les défilés de samedi prévoient plus de 140.000 manifestants dans les rues hors Paris avec plus d'une centaine d'événements d'ores et déjà relayés sur les réseaux sociaux. Plus de 6000 personnes sont attendues notamment à Montpellier et Toulon, entre 4000 et 5000 personnes à Bordeaux, Marseille, et Nice et entre 3000 et 4000 personnes à Metz, Strasbourg, Nantes, et Pau. Quelque 150 villes devraient être concernées.

Dans la capitale, les autorités s'attendent à plus de 10.000 manifestants. Quatre manifestations sont ainsi prévues à Paris ; les plus importantes auront lieu à partir de midi au départ du métro Villiers (XVIIe) en direction de la place de la Bastille (XIe), et à 14h30 à proximité de la gare Montparnasse (VIe) pour un défilé en direction du ministère de la Santé (VIIe). Plus de .000 policiers et gendarmes seront mobilisés pour encadrer les manifestants et sécuriser les lieux sensibles, une semaine après que des manifestants ont été repoussés des Champs-Élysées.

 

Dans les cortèges encore une fois, plusieurs profils : des antivax, des antipass, des Gilets jaunes, des Ultras de tout bord. "Si des violences contenues ont émaillé les cortèges jusqu’à présent, les villes de Montpellier, Marseille et Nantes où l’ultra-gauche est présente sont surveillées de près", selon une source. De nombreux effectifs des forces de l'ordre seront déployés sur tout le territoire pour l'occasion. 

Encore plus de manifestants ce samedi ?

Samedi dernier, près de 160.000 personnes ont défilé contre la mise en place des mesures sanitaires. Une mobilisation en nette hausse par rapport au précédent samedi, 17 juillet, où 114.000 manifestants avaient été comptabilisés. Dans les cortèges déjà, des slogans unanimes contre les mesures gouvernementales dont certains ciblaient tout particulièrement le chef de l'État : "Macron, ton pass on n'en veut pas" ou "La liberté ne s'injecte pas", pouvait-on ainsi lire à Marseille dans les rangs d'un rassemblement de plusieurs milliers de personnes entre le Vieux Port et la Préfecture.

 

À Paris, trois cortèges distincts avaient rassemblé 11.000 manifestants, selon le ministère de l'Intérieur. "Touchez pas à nos soignants ni à nos enfants", "Non à la vaccination obligatoire", pouvait-on notamment entendre au sein du premier défilé entre Bastille et Champerret, dans les rangs duquel ont pris place de nombreux Gilets jaunes. Quelques tensions avaient émaillé la fin de ce cortège. 

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