Fête clandestine près de Toulouse : le maintien en détention d'un organisateur demandé

Fête clandestine près de Toulouse : le maintien en détention d'un organisateur demandé

ÉPIDÉMIE - En Haute-Garonne, plus de 100 personnes ont ainsi été verbalisées pour s'être réunies dans un gîte près de Toulouse ce week-end. Le maintien en détention provisoire de l'un des organisateurs de cette fête clandestine a été demandé mardi devant la chambre de l'instruction de la Cour d'appel.

Le maintien en détention provisoire de l'un des organisateurs d'une fête clandestine payante dans un gîte près de Toulouse, malgré les restrictions dues à la crise sanitaire, a été demandé mardi 27 avril devant la chambre de l'instruction de la Cour d'appel. Pour l'avocate générale, cette soirée du 11 avril, "parfaitement structurée, organisée en plein confinement, au moment où la pandémie fait des centaines de milliers de morts" a été un "trouble exceptionnel et incontournable à l'ordre public". 

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Après cette fête clandestine qui a donné lieu à une centaine de verbalisations pour non-respect du couvre-feu, deux personnes avaient été mises en examen pour "dégradation volontaire du bien d'autrui, travail dissimulé, recel et mise en danger de la vie d'autrui". Mais un seul, un homme de 27 ans, avait été placé en détention provisoire. Pour la justice, le maintien en détention est "justifié" par le besoin des enquêteurs de se pencher plus en profondeur sur les "activités" de l'entreprise du prévenu. Une décision "complètement disproportionnée", souligne Me Ferdinand Djammen Nzepa, qui défend le jeune détenu, car "personne ne conteste l'infraction commise par ces deux jeunes hommes". Il ne cache pas son "incompréhension totale face à cette différence de traitement" entre les deux mis en examen, car le second a obtenu un contrôle judiciaire.

"Aucun risque" pour l’enquête

Le 11 avril, son client, autoentrepreneur dans la communication et le domaine de la musique, organise une fête payante dans un gîte à 40 km de Toulouse, avec un ami étudiant en Master en région parisienne. Alertés par le voisinage, les gendarmes notent la présence de plus de 150 personnes sur place, sans respect des distances sociales et sans masques, rappelle le magistrat de la chambre de l'instruction. 

Les deux organisateurs avaient fait payer l'entrée (50 euros pour les garçons, 25 pour les filles) et le parking, avec présence de serveurs, videurs et DJs professionnels, pour un chiffre d'affaires estimé de 7.500 euros.

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"On nous dit que le travail dissimulé semble être le mode habituel du fonctionnement de la société de mon client". Mais "il n'y a pas de société, il a juste le statut d'autoentrepreneur, il est au RSA", s'emporte Me Djammen Nzepa. "Il a un enfant en bas âge, sa compagne est enceinte de sept mois... Il ne fait encourir aucun risque à l'enquête", assure-t-il. Le verdict sera prononcé jeudi.

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