Dîners clandestins : les gardes à vue de Pierre-Jean Chalençon et Christophe Leroy levées

Dîners clandestins : les gardes à vue de Pierre-Jean Chalençon et Christophe Leroy levées

JUSTICE - Le propriétaire du palais Vivienne et le chef ont été entendus ce vendredi par les enquêteurs. Ils sont soupçonnés d'avoir organisé des repas clandestins au cours des derniers mois. Les gardes ont été levées en fin de journée.

Une semaine jour pour jour après la diffusion d'un reportage sur M6 faisant état de dîners clandestins organisés en plein cœur de la capitale, le propriétaire du palais Vivienne Pierre-Jean Chalençon et le chef Christophe Leroy ont été entendus par les enquêteurs de police ce vendredi sous le régime de la garde à vue tout comme la compagne du chef.  

Les deux hommes et la compagne du chef sont soupçonnés d'avoir organisé et participé à ces événements, formellement interdits en raison des mesures sanitaires liés au Covid.  Le procureur de  la République de Paris Rémy Heitz avait ouvert dimanche une enquête pénale et des perquisitions ont eu lieu cette semaine au domicile du chef et au palais Vivienne. 

"Les trois gardes à vue prises ce matin ont été levées pour poursuite d'enquête. À ce stade des investigations, aucun élément ne permet de mettre au jour la participation d'un membre du gouvernement aux repas qui font l'objet de cette enquête", a fai savoir le parquet de Paris en fin de journée. 

"L’enquête se poursuit et nous sommes extrêmement confiants sur l’issue de la procédure. Nous avons fait valoir de solides arguments de défense" a assuré à LCI Me Thierry Fradet, avocat de Christophe Leroy après que la garde à vue de son client a été levée.

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Des agapes légales?

Dimanche dernier, l'avocat de Pierre-Jean Chalençon, propriétaire du "Palais Vivienne" avait assuré que son client faisait seulement de l'"humour" quand il avait assuré que des ministres participaient à de tels repas.

"Pierre-Jean Chalençon, grand collectionneur des objets de Napoléon, a toujours apprécié faire de l’humour (...). C'est ainsi que quand celui-ci précise qu’il dîne avec des ministres dans des restaurants clandestins, il manie avec brio le sens de l'absurde...", a déclaré son avocat Me Jean-Luc Chetboun, dans un communiqué. 

Par la voix de son avocat Me Thierry Fradet, Christophe Leroy  a affirmé quant à lui que ces agapes étaient légales et qu'aucun ministre n'y avait participé. "Monsieur Leroy a pu remettre un certain nombre de documents établissant que les prestations qu’il a effectuées l'ont été, comme la loi l'autorise, dans des domiciles privés et non pas dans des établissements recevant du public (ERP) de type restaurant", a indiqué Me  Fradet, dans un communiqué. "En tout état de cause et contrairement à ce qui a été affirmé de manière peu professionnelle, aucun membre du gouvernement n'a participé aux repas", a-t-il ajouté, dénonçant un "mauvais procès" à l'encontre de son client.

"Ne pas rentrer dans une société de la délation"

L'affaire est remontée aux plus hauts sommets de l'Etat : le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a ainsi affirmé à l'issue du Conseil des ministres ne disposer d'"aucune information sur la participation de membres du gouvernement" à ces dîners. Le président Emmanuel Macron a rappelé en Conseil des ministres que "tous ceux qui ont des responsabilités devaient être exemplaires" dans le respect des mesures de lutte contre le Covid-19, et prévenu qu'il n'y aurait "aucune complaisance" à l'égard des contrevenants, a rapporté Gabriel Attal. Pour plusieurs conseillers du gouvernement, contactés par LCI, cette histoire "réveille de mauvais instincts",  et ils regrettent "un climat de suspicion détestable".  

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