Dîners clandestins : perquisition au palais Vivienne de Pierre-Jean Chalençon

Le Palais Vivienne, l'hôtel particulier de Pierre-Jean Chalençon

ENQUÊTE - Une perquisition a eu lieu, ce jeudi, au palais Vivienne, propriété parisienne de Pierre-Jean Chalençon. L'homme d'affaires est soupçonné, avec le chef Christophe Leroy, d'avoir organisé de luxueux repas clandestins, en dehors de toutes les règles sanitaires.

Le palais Vivienne perquisitionné. Après le domicile du chef Christophe Leroy mercredi, soupçonné d'avoir organisé des repas luxueux clandestins, une perquisition a eu lieu au palais Vivienne, a appris LCI, jeudi 8 avril, auprès du parquet de Paris, confirmant une information de BFMTV. Ce luxueux appartement, qui défraie la chronique, est la propriété de Pierre-Jean Chalençon, lui-même au cœur de la polémique pour avoir supposément accueilli ses dîners fastes. La perquisition se déroule dans le cadre de l'enquête ouverte, dimanche 4 avril, par le parquet de Paris pour "mise en danger de la vie d'autrui".

La diffusion vendredi 2 avril d'un reportage par M6 sur des dîners clandestins fastueux à Paris a déclenché une vive polémique le week-end dernier, un des organisateurs, identifié comme étant Pierre-Jean Chalençon, affirmant avoir "dîné dans la semaine dans 2/3 restaurants clandestins" où il aurait croisé "des ministres". Le document faisait notamment état d'un dîner au Palais Vivienne "autour d'un menu caviar et champagne" au prix de "220 euros par personne" concocté par le chef Leroy. Depuis, l'homme d'affaires, aperçu dans l'émission Affaire conclue sur France 2, a expliqué, sans convaincre, qu'il s'agissait d'un "énorme poisson d'avril".

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Néanmoins, devant le tollé suscité par ce reportage sur les réseaux sociaux, notamment avec un hashtag #OnVeutLesNoms, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin avait demandé au préfet de police de Paris Didier Lallement d'ouvrir une enquête pour examiner la réalité des faits dénoncés. Le procureur de Paris Rémi Heitz avait lui engagé une enquête pénale.

Mis en cause dans cette affaire, le cuisinier Christophe Leroy a affirmé jeudi, par la voix de son avocat Me Thierry Fradet, que ces agapes étaient légales et qu'aucun ministre n'avait participé à ses prestations. "En tout état de cause et contrairement à ce qui a été affirmé de manière peu professionnelle, aucun membre du gouvernement n'a participé aux repas", a-t-il expliqué. 

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Invité à s'exprimer sur la présence ou non de ministres à ces dîners, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a, pour sa part, affirmé à l'issue du Conseil des ministres ne disposer d'"aucune information sur la participation de membres du gouvernement". Le président Emmanuel Macron a rappelé que "tous ceux qui ont des responsabilités devaient être exemplaires" et prévenu qu'il n'y aurait "aucune complaisance" à l'égard des contrevenants, a-t-il rapporté. Le chef de l'État a aussi dit "son attachement à ne pas rentrer dans une société de la délation et de la calomnie permanente", selon le représentant de l'exécutif.

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