Disparition d'Aurélie Vaquier : son compagnon dit "ne pas être impliqué"

Disparition d'Aurélie Vaquier : son compagnon dit "ne pas être impliqué"

ENQUÊTE - La garde à vue du compagnon d'Aurélie Vaquier, 38 ans, recherchée depuis plusieurs semaines, a été prolongée ce jeudi. La mesure avait été prise la veille après la découverte, au domicile du couple à Bédarieux (Hérault), d'un corps sous une dalle en béton.

Après la découverte d'un corps mercredi matin sous une dalle de béton au domicile conjugal d'Aurélie Vaquier, disparue depuis le 28 janvier et de son compagnon, le procureur de la République de Béziers n'avait laissé guère d'espoir aux proches de la victime. Quelques heures plus tard, face aux journalistes, le magistrat déclarait : "L'extraction méticuleuse du corps qui s’est terminée en milieu d’après-midi en présence d’un médecin légiste (...) a pu faire un premier examen. Il s’agit très probablement du corps d’Aurélie Vaquier en raison de la présence d’un tatouage très reconnaissable et d’un piercing".  

Son compagnon, âgé de 39 ans et présent au moment de cet acte judiciaire, a été immédiatement placé en garde à vue. Celle-ci a été prolongée ce jeudi matin pour une durée maximale de 24 heures.  "Jusqu'à présent, il affirme ne pas être impliqué dans le décès de la jeune femme. Il dit ne pas comprendre ce qui a pu se passer et pourquoi ce corps a été retrouvé au domicile du couple", indique le procureur de la République Raphaël Balland ce jeudi. Il précise que "le magistrat instructeur envisage de se faire présenter cet homme dans la matinée du vendredi 9 avril."

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Un message troublant

La disparition d'Aurélie Vaquier avait été signalée par son compagnon le 23 février auprès de la gendarmerie de Bédarieux. Celui qui partageait la vie de la jeune femme depuis l'été dernier et avec qui il s'était installé à l'automne avait alors indiqué aux enquêteurs que son amie n'avait plus donné signe de vie depuis le 28 janvier.  

Il avait aussi déclaré que trentenaire avait quitté le domicile  sans aucun moyen de paiement ou de locomotion, avec uniquement son téléphone portable et quelques vêtements. Certains proches avaient ensuite reçu un message étrange évoquant le désir de se retirer pour écrire. Un proche d’Aurélie Vaquier a affirmé au Parisien que ce message était "un sujet d’inquiétude" car il "ne lui ressemblait pas". "Il y a des fautes d’orthographe et la syntaxe est singulière. Or, Aurélie, passionnée d’écriture, apportait toujours beaucoup de soin à rédiger même les messages les plus insignifiants", soulignait ce proche à nos confrères.

Une conférence de presse prévue vendredi

Une enquête avait été ouverte le 23 février par le parquet de Béziers "pour disparition inquiétante", puis le 1er mars une information judiciaire pour "enlèvement et séquestration". Depuis mercredi, le magistrat instructeur est également saisi de faits de "meurtre".  En marge des recherches menées par la gendarmerie qui avait notamment lancé un appel à témoignages, plusieurs battues dans la région et autour du lac Salagou. Une marche avaient été organisées par le cercle familial et amical de la jeune femme.  Ses proches, notamment son frère, n'ont jamais cru à un départ volontaire. 

Une conférence de presse doit se tenir vendredi  9 avril à 15 heures au palais de justice de Béziers, en présence du colonel de gendarmerie Charles Guillaume Lacoste, commandant de la section de recherches de Montpellier.

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