Disparition de Delphine Jubillar : son mari, Cédric, reste en prison

Disparition de Delphine Jubillar : son mari, Cédric, reste en prison

JUSTICE - Le demande de remise en liberté de Cédric Jubillar a été rejetée ce vendredi. L'artisan plaquiste, mis en examen pour le meurtre de son épouse, est en détention provisoire depuis le mois de juin 2021.

La cour d'appel rejette la demande de mise en liberté, la 3e, de Cédric Jubillar. Le mari de l'infirmière, disparue depuis le 15 décembre 2020, reste donc en détention provisoire. Le 11 janvier dernier, les avocats de Cédric Jubillar avaient dévoilé un nouvel argument pour réclamer la mise en liberté de Cédric Jubillar, en émettant l'hypothèse que Delphine Jubillar ait pu sortir d'elle-même du domicile, le soir de sa disparition.

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La disparition de Delphine Jubillar

Cette éventualité va à l'encontre de la thèse des enquêteurs, qui pensent que le mari a tué Delphine Jubillar lors d'une dispute, dans leur maison de Cagnac-les-Mines, après avoir lu un SMS de l'amant de son épouse, sur son téléphone.

"Il y a dans le dossier des éléments objectifs qui permettent de considérer qu’il est plus que probable qu’elle se soit changée pour sortir" de la maison, avait affirmé Emmanuelle Franck, l'une des avocates de Cédric Jubillar après sa plaidoirie devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Toulouse.

Pour cette nouvelle demande de mise en liberté, l'audience s'était déroulée en l'absence de ce peintre-plaquiste de 34 ans, et à huis clos, à la demande du parquet général, contre l'avis des avocats de la défense. Il en avait été de même lors de la précédente demande de mise en liberté, qui avait été rejetée en novembre, tandis qu'une première demande avait connu le même sort en septembre.  Pour la justice, des indices concordants permettent de conclure à l'implication du mari dans la disparition de l'infirmière de Cagnac-les-Mines, près d'Albi, le 15 décembre 2020.

De nouveau entendu début février

Selon ses avocats, Cédric Jubillar sera de nouveau entendu début février concernant les accusations portées par un de ses voisins de cellule, relayées dans la presse, à qui le mari de Delphine aurait affirmé qu'il a tué sa femme et enterré son corps, en lui indiquant un endroit en particulier. "C'est une non-information, une manipulation, une mise en scène organisée, comme par hasard, lors de la date anniversaire de la disparition de Delphine", a pointé Me Martin, irrité.

Pour Me Alary, si la piste était crédible, elle aurait déjà mené à la résolution de l'enquête: "Si c'est sérieux, pourquoi on n'a pas trouvé le corps ?" a-t-il lancé.

Laurent Boguet, l'avocat des enfants du couple Jubillar, partie civile, a estimé mardi dernier qu'il fallait "laisser encore la place aux actes d'investigation menés par la justice. Les demandes formulées par Cédric Jubillar apparaissent prématurées".

Depuis sa mise en examen pour homicide volontaire le 18 juin, Cédric Jubillar est détenu à l'isolement à la maison d'arrêt de Seysses, près de Toulouse. Il a toujours clamé son innocence.

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