Dominique Boutonnat, patron du CNC, mis en examen pour agression sexuelle et tentative de viol

Dominique Boutonnat, patron du CNC, mis en examen pour agression sexuelle et tentative de viol

CINÉMA - Dominique Boutonnat, président du Centre national du cinéma (CNC), avait été placé en garde à vue mercredi matin. Son filleul a porté plainte à son encontre pour agression sexuelle et tentative de viol.

Le patron du Centre national du cinéma  (CNC) a été mis en examen ce jeudi pour agression sexuelle et tentative de viol.  Dominique Boutonnat a également été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de contact avec la victime (son filleul) et de se rendre au domicile des parents de la victime, a indiqué à LCI le parquet de Nanterre. Quelques heures plus tôt, le parquet avait ouvert une information judiciaire de ces chefs. 

Dominique Boutonnat, 51 ans, avait  été placé en garde à vue mercredi 10 février dans la matinée. "Une plainte a été déposée le 7 octobre 2020 par le filleul de monsieur Dominique Boutonnat pour des faits de tentative de viol et agression sexuelle commis en août 2020 en Grèce, indique le parquet de Nanterre à LCI, confirmant une information de BFM. Une enquête a été ouverte suite à ce dépôt de plainte, et le mis en cause a été placé en garde à vue pour s’expliquer sur ces accusations". "Dominique Boutonnat conteste avoir commis quelque infraction que ce soit, il est tout à fait serein sur l’issue de cette procédure", avait déclaré mecredi à l’AFP son avocat Maître Emmanuel Marsigny.

Le parquet a indiqué n'avoir "pas connaissance d'autres plaintes" le concernant à ce stade. L'enquête a été confiée à la police judiciaire de Nanterre.

"Une précipitation tout à fait critiquable"

"C'est une étape nécessaire à la manifestation de la vérité et à la reconstruction personnelle de mon client", a réagi auprès de l'AFP Caroline Toby, l'avocate du plaignant, ajoutant qu'un "parrain est comme un père, quel que soit l’âge. Son rôle est de protéger. Dominique Boutonnat était une figure paternelle".

Pour l'avocat de Dominique Boutonnat, Me Emmanuel Marsigny, "cette mise en examen pour des faits contestés, sans qu'aucune confrontation n'ait été organisée traduit une précipitation tout à fait critiquable".  "Il s'agit pourtant d'un droit fondamental pour toute personne mise en cause de pouvoir être confrontée au plaignant avant qu'une décision de cette nature soit prise", a-t-il ajouté.

Nommé par Emmanuel Macron

Il y a deux ans, c'est le Président de la République, Emmanuel Macron, sur la proposition du Ministre de la Culture de l'époque Franck Riester qui a confié à Dominique Boutonnat la présidence du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC). Producteur et spécialiste du financement de la création cinématographique et audiovisuelle, Dominique Boutonnat est diplômé en droit et histoire, titulaire d’un 3ème cycle en économie de Sciences Po Paris.

Une formation pour prévenir les violences sexuelles au CNC

En octobre dernier, près d'un an après le séisme provoqué par les accusations de l'actrice Adèle Haenel visant le réalisateur Christophe Ruggia, le Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC) a lancé une formation pour prévenir les violences sexuelles, à destination des employeurs du secteur.

La formation inaugurée onze mois plus tard au CNC fait ainsi "dorénavant" partie de ces obligations, après une "longue" concertation avec les filières du "cinéma, de l'audiovisuel et du jeu vidéo", avait expliqué à l'automne le président du CNC, Dominique Boutonnat, devant une quarantaine de personnes.

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