Dordogne : le forcené arrêté et blessé dans un échange de tirs avec les gendarmes

Dordogne : le forcené arrêté et blessé dans un échange de tirs avec les gendarmes

DÉNOUEMENT - Le fugitif qui était activement recherché depuis trois jours du côté de Lardin-Saint-Lazare (Dordogne) a été interpellé, lundi à la mi-journée. Il a été gravement blessé au cours de cette opération.

La cavale aura duré trente-six heures. Ce lundi, l'ancien militaire réfugié depuis plus de 24 heures dans une forêt de Dordogne a été arrêté à la mi-journée par les gendarmes du GIGN qui l'ont blessé grièvement lors d'un tir de riposte, ont annoncé les autorités au Lardin-Saint-Lazare. "Au contact des militaires du GIGN, il a ouvert le feu à plusieurs reprises sur eux. Et suite à un de ses derniers tirs, il y a eu un tir de riposte qui a amené à le neutraliser", a détaillé le général André Pétillot, commandant de la région de gendarmerie de Nouvelle Aquitaine, selon qui les blessures du suspect sont "graves", au niveau du cou, selon nos informations.   

Auparavant, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin avait annoncé sur Twitter que l'homme avait été "neutralisé". Gravement blessé, l'ex-militaire a été pris en charge par le service d'incendie et de  secours et devait être évacué une fois stabilisé.

Quelques minutes avant le dénouement de cette cavale, la gendarmerie venait de diffuser un appel à témoins avec la photo de Terry Dupin. Sur la fiche, le trentenaire, né le 14 avril 1992, apparait avec les cheveux rasés sur les côtés et une longue barbe. Il y est décrit comme un "individu dangereux". La diffusion de ce document semble avoir joué un rôle déterminant dans l'issue de cette traque. Le fugitif, qui se cachait jusque-là dans une cette zone boisée, s'est en effet déplacé ce lundi matin, sur la commune voisine de Condat-sur-Vézère. C'est là qu'il a été aperçu par un témoin qui a alerté les forces de l'ordre. 

Un appel à témoins décisif ?

"Un jeune homme qui venait de Périgueux se dirigeait sur Terrasson. Pour contourner le dispositif en place, il a emprunté des petites routes qui traversaient le bourg de Condat, raconte sur LCI Patrick Gagnepain, le premier adjoint au maire de Condat. Il est passé dans les rues et au bout d'une rue, il s'est retrouvé nez à nez avec le fugitif, qui était avec son arme à la main. Il l'a vu traverser la départementale pour se rendre dans le lieu-dit la Redonde. Dès qu'il a croisé l'homme, qu'il a reconnu grâce à l'appel à témoins, il est revenu au carrefour, où nous sommes actuellement, pour signaler au dispositif de gendarmerie qu'il l'avait vu. C'est pour ça que le dispositif s'est déplacé et qu'il a été cerné à l'endroit qu'il avait indiqué", ajoute-t-il.   

Depuis dimanche, les GIGN de Toulouse et de Satory, en région parisienne, et plus de 300 gendarmes ainsi que des équipes cynophiles, appuyés par au moins sept engins blindés et sept hélicoptères, tentaient de débusquer cet homme de 29 ans, réfugié dans une zone escarpée, pierreuse et boisée, difficile d'accès, d'environ 4 km2.  Après trente-six heures de traque, l'individu a été localisé "en bordure de la zone" de recherches. Il était en train de tenter de sortir de ce périmètre, lorsqu'il s'est retrouvé face aux gendarmes. "Il était toujours dans la logique suicidaire", a précisé le général à la tête des opérations.

Terry Dupin, qui a été dans l'armée de 2011 à 2016, et a appartenu au régiment d'infanterie de Brive, était armé d'une carabine de chasse, une Winchester de calibre 30-30 dont il avait déjà fait usage à plusieurs reprises dans sa fuite contre les forces de l'ordre, endommageant gravement des véhicules de la gendarmerie. "C'est un individu aguerri, endurant, il a l'habitude de vivre plusieurs jours en autonomie. En formation militaire, il a pu rester plusieurs semaines sur le terrain", avait souligné le général André Pétillot. 

Le drame avait débuté dans la nuit de samedi à dimanche quand cet homme se présente au domicile de son ex-compagne. Il commet des violences sur celle-ci et tire sur son nouveau compagnon, sans l'atteindre, avant de prendre la fuite, selon la procureure de Périgueux Solène Belaouar. Dimanche matin, les gendarmes avaient réussi à établir des contacts téléphoniques avec le suspect, doté d'un bracelet électronique, mais depuis plus rien... Jusqu'à ce contact, lundi matin, qui a permis au petit village de 1800 habitants mis sous cloche depuis trois jours de reprendre le cours de sa vie. 

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