EN DIRECT - Saccage de l'Arc de Triomphe : "C'était pas des Gilets jaunes, c'était des Black blocs"

EN DIRECT - Saccage de l'Arc de Triomphe : "C'était pas des Gilets jaunes, c'était des Black blocs"

JUSTICE - Dix manifestants comparaissent depuis lundi pour avoir participé au saccage de l’Arc de Triomphe lors de "l’acte III" des Gilets jaunes, le 1er décembre 2018. Suivez le procès en direct.

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Cet acte des Gilets jaunes, le troisième, avait marqué les esprits par sa violence. Samedi 1er décembre 2018, des scènes d’émeutes dans la capitale avaient fait le tour du monde. L’image symbolique la plus forte est restée celle du saccage de l'Arc de Triomphe par des manifestants. Depuis ce lundi 22 mars, s'est ouvert le procès de dix d’entre eux.

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La colère des Gilets jaunes

Ils sont jugés pour des dégradations aggravées et des vols par effraction. Pour avoir tenté de fracturer une porte à coups d'extincteur, endommagé une statue, ou encore volé près de 300 cartes postales. "C'est le procès des petits poissons, les gros poissons ne sont pas là", regrette Me Véronique Massi, l’avocate de l’un des prévenus. L’accusation elle-même a reconnu que, dans cette affaire, "force est de constater que les instigateurs, voire les principaux auteurs des faits, n'ont pas pu être identifiés". Ce jour-là, plus de 400 personnes avaient été interpellées, un record, et "un grand nombre d’individus" avaient participé à la mise à sac du monument, selon les conclusions des enquêteurs.

La plupart des accusés qui comparaissent ont une vingtaine d’années, viennent des quatre coins de la France et n’avaient pas le profil de délinquants. "Ils ont voulu être au cœur de l'action, ils ne pensaient pas que ça se terminerait comme ça", plaide Me Massi. "On a un peu le sentiment qu'ils payaient pour les autres, pour tout ce qu'il s'était passé, qu'il fallait des coupables absolument", abonde Me Noémie Saidi-Cottier qui défend deux jeunes.

Un procès "particulièrement symbolique"

Me Jean-Philippe Morel, avocat de l'association Halte au pillage du patrimoine archéologique et historique (Happah), qui s’est constituée partie civile, défend quant à lui l’exemple que doit donner ce procès : "Nous avons des responsables", même si "ce ne sont pas les principaux", a-t-il insisté. Avant d’ajouter que ce procès sera "particulièrement symbolique" face à cet événement "dramatique pour l'image de la France".

Ce samedi 1er décembre 2018, des manifestants avaient couvert l’Arc de Triomphe de tags anti-Macron et pro-Gilets jaunes. Certains d’entre eux étaient ensuite pénétrés dans le bâtiment avant de saccager les lieux, piller la boutique de souvenir avant de se rendre au sommet de l’édifice pour se prendre en photo. Au total, les dégâts ont été estimés à un million d’euros et cinq œuvres d’art ont été endommagées.

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Cette journée avait marqué les esprits par la violence des échanges entre policiers et manifestants. À proximité des Champs-Élysées, près d'une centaine de véhicules avaient été incendiés, des façades brûlées, des vitrines brisées et des commerces pillés.

Le procès devrait durer jusqu’au vendredi 26 mars. 

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