Enlèvement de Mia : la fillette était "confrontée à la violence de sa mère"

Enlèvement de Mia : la fillette était "confrontée à la violence de sa mère"

FAMILLE - Mia, une petite fille de 8 ans, a été enlevée mardi dans les Vosges. Devant la presse, le procureur en charge de l'enquête a donné plus d'éléments sur sa mère, suspectée d'avoir joué un rôle central dans cette affaire.

La mère au centre des investigations. Enlevée en fin de matinée mardi 13 avril, la petite Mia demeure introuvable. "La fillette a été enlevée alors qu'elle était confiée à sa grand-mère maternelle désignée tiers de confiance par le juge des enfants", a indiqué le procureur en charge de l'enquête. Mia "était suivie par les services éducatifs de protection judiciaire de la jeunesse et par une association habilitée", a-t-il ajouté ce mercredi devant la presse, précisant que la mère n’avait le droit de la voir qu'en présence d’un tiers, et ce, deux fois par mois. Logiquement, cette dernière est soupçonnée d'avoir joué un rôle clé dans l'enlèvement. D'autant que les ravisseurs, qui se sont présentés comme des membres des services sociaux, auraient prétexté transporter la fillette à un rendez-vous avec sa mère.

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La "posture préoccupante" de la mère

Selon le procureur de la République d'Épinal, Nicolas Heitz, la petite fille a été "confrontée à la violence de sa mère à l’endroit de son conjoint, à ses envies suicidaires et à son refus de sa scolarisation malgré le rejet d’une demande d’instruction à domicile". Après que l'enfant a été "placée provisoire chez sa grand-mère", sa mère a adopté devant le juge des enfants "une posture préoccupante". Ainsi, selon le parquet, elle "se disait malade, ne pas souhaiter que l’on s’immisce dans sa vie ni celle de sa fille en arguant une position de rejet de la vie en société". Elle aurait aussi affirmé en décembre dernier vouloir "vider son appartement et vendre ses meubles pour partir en camping-car avec sa fille dans le but de passer sous les radars de la société". Depuis janvier, "cette maman de 28 ans ne répondait à aucune convocation" et refusait toute collaboration, complète Nicolas Heitz. En ce moment, elle ne se trouve plus à son domicile.

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