Enquête ouverte après la diffusion d'images d'une députée LFI projetée au sol par un policier

Enquête ouverte après la diffusion d'images d'une députée LFI projetée au sol par un policier

JUSTICE - Une enquête a été ouverte vendredi pour "violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique" après qu'un policier a été filmé en train de pousser au sol la députée LFI Bénédicte Taurine lors d'une manifestation d'agriculteurs jeudi à Paris.

La "police des polices" devra dissiper le flou. Une enquête confiée à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été ouverte vendredi pour "violences volontaires par personne dépositaire de l'autorité publique" après qu'un policier a été filmé en train de pousser au sol la députée LFI Bénédicte Taurine lors d'une manifestation d'agriculteurs jeudi au siège parisien de Pôle Emploi. 

Les investigations auront pour but "notamment de déterminer avec exactitude les circonstances des faits au regard du contexte général de l'intervention des forces de l'ordre", a souligné le parquet.

Les images diffusées sur les réseaux sociaux montrent l'élue de l'Ariège, ceinte de son écharpe tricolore, ballotée dans une bousculade devant le bâtiment, puis un policier placé derrière elle qui la saisit dans le dos et la jette au sol. Sur Twitter, elle a réagi en se déclarant "sous le choc" de cette agression. 

La France Insoumise unie derrière Bénédicte Taurine

Très rapidement, la France Insoumise a réclamé "une condamnation claire" de la part du gouvernement et "des poursuites" contre ce policier. Sur Twitter, Jean-Luc Mélenchon s'en est directement pris au préfet de police de Paris, Didier Lallement., responsable selon lui d'avoir "ordonné en direct le nassage et les amendes de 135 euros pour chaque participant"

Le député Alexis Corbière a, lui, tweeté le mot"glaçant", en référence au mot utilisé par la candidate socialiste aux régionales Audrey Pulvar pour qualifier la manifestation de policiers et qui avait déclenché une polémique avec le ministre de l'Intérieur.

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Le président de l'Assemblée Richard Ferrand a réclamé au ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin "des éclaircissements nécessaires à cet évènement", selon l'AFP. Il avait été, quelques heures auparavant, été interpellé par le président du groupe communiste à l'Assemblée André Chassaigne, courroucé par cette "violence inqualifiable et inadmissible", lui demandant d'exprimer au nom de tous les députés "l'indignation de la représentation nationale" lors des prochaines questions au gouvernement.

Dans la majorité, le vice-président LaREM de l'Assemblée Hugues Renson a assuré Bénédicte Taurine de sa "solidarité républicaine", jugeant que "la violence employée à l'endroit d’une élue de la Nation, arborant son écharpe tricolore, est inqualifiable et inadmissible".

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