Féminicide de Douai : le compagnon de la victime mis en examen

Féminicide de Douai : le compagnon de la victime mis en examen

FAIT DIVERS - Un homme de 38 ans a été mis en examen à Douai (Nord) pour le meurtre de sa compagne commis dans la nuit de dimanche à lundi. Le suspect a contesté les faits qui lui étaient reprochés pendant sa garde à vue.

En garde à vue, il a "contesté avoir commis toute violence" et affirmé "que sous l'effet de l'alcool" sa compagne était "entrée en crise de violence contre elle-même (...) se tapant la tête et l'ensemble du corps sur tout support". "Il affirme avoir tenté de l'en empêcher", selon les éléments donnés ce mercredi par le procureur de la République de Douai, Frédéric Teillet, à l'occasion d'une conférence de presse. 

Mardi soir, Karim B.A. a été mis en examen  pour "homicide sur conjoint" et placé en détention provisoire. Des policiers étaient intervenus au domicile du mis en cause le jour du drame, vers 18H30, pour un différend de voisinage et avaient constaté que sa "concubine" Aurélie L., présente "parmi les témoins" et visiblement alcoolisée, présentait un hématome à l’œil, a retracé le procureur. Mais interrogée par les policiers, elle avait "contesté avoir été victime de violences" et "refusé toute assistance", a-t-il déclaré. 

La police avait ensuite été appelée vers 4H30 par un passant, alertée par le suspect. À leur arrivée dans ce logement, où la victime était "régulièrement hébergée", les secours ont constaté le décès d'Aurélie L., qui portait "de nombreuses traces de sang".  Selon le légiste, elle souffrait de "multiples ecchymoses", dont "un traumatisme crânien sévère avec probable usage d'une arme contondante", a dit Frédéric Teillet. Une autopsie est en cours.

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Casier judiciaire et plainte

Le casier judiciaire du mis en cause comporte 12 condamnations, entre 2004 et 2019 notamment pour  "vols, outrages, dégradations, menaces et violences".  Lundi dernier, le procureur avait indiqué que le suspect "bénéficiait d’une mesure d’aménagement de peine, détention à domicile sous surveillance électronique, pour l'exécution d’une peine de 10 mois d’emprisonnement pour vol aggravé et dégradations graves du bien d’autrui". 

 Il avait également été poursuivi un peu avant, en novembre 2018, notamment pour des violences à l'encontre d'Aurélie L, mais "relaxé des violences conjugales au bénéfice du doute" sa compagne étant revenu sur ses accusations, a expliqué Frédéric Teillet.  "Aurélie L. a déposé deux autres plaintes pour des menaces de mort", a-t-il indiqué. Une première plainte en octobre 2019 a été "classée sans suite" notamment parce qu'elle n'avait pas répondu aux convocations des enquêteurs et que l'un de ses proches "a attesté (..) de son alcoolisme qui la rendait violente envers Karim B.A".

La victime avait à nouveau porté plainte le 5 mai "pour des menaces de mort par téléphone", mais là aussi sans répondre aux convocations des enquêteurs. 

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