Féminicide de Hayange : la mission d'inspection n'a relevé "aucun manquement professionnel"

Féminicide de Hayange : la mission d'inspection n'a relevé "aucun manquement professionnel"

CONCLUSIONS - Une jeune femme avait été tuée par son compagnon en pleine rue, fin mai. La mission d'inspection diligentée note toutefois la "nécessité absolue" d'une meilleure coordination dans le traitement des violences familiales.

Les services de l'État n'ont pas fauté dans les décisions prises avant le féminicide survenu à Hayange (Moselle), fin mai, conclut une mission d'inspection diligentée après le meurtre. Le rapport, dévoilé ce vendredi 2 juillet, révèle qu'"aucun manquement professionnel" n'est à déplorer. Il souligne toutefois la "nécessité absolue" d'une meilleure coordination dans le traitement des violences familiales.

Dans la nuit du 23 au 24 mai, une jeune femme de 22 ans, avait été tuée à coups de couteau par son compagnon en pleine rue, à deux pas du poste de police, alors fermé. Interpellé dès le lendemain, l'auteur du meurtre, ressortissant serbe de 23 ans, réfugié politique, avait été mis en examen pour meurtre sur conjoint et incarcéré. Condamné à un an de prison pour délits routiers, il avait bénéficié d'un aménagement de peine et avait été placé en mai en détention à domicile sous surveillance électronique (DDSE), avec un bracelet électronique.

"La multiplication des directives risque de compliquer l'action des services locaux"

"La mission considère qu'aucun manquement professionnel ne peut être relevé dans les décisions prises avant le meurtre, tous les intervenants s'étant mobilisés normalement dans le champ de leurs compétences", écrivent les auteurs du rapport "définitif" commandé par le gouvernement. "La gravité des faits souligne toutefois la nécessité absolue de coordonner l'action des acteurs locaux à chaque étape du traitement des violences familiales, comme le proposent les recommandations du présent rapport", poursuit le document rédigé par l'Inspection générale de la justice et l'Inspection générale de l'administration.

"Au-delà (des) améliorations indispensables, la mission estime que la multiplication des directives respectives des ministères de l'Intérieur et de la Justice risque de compliquer l'action des services locaux en laissant subsister une ambiguïté dans les comportements à tenir", selon le rapport.

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La mission conclut aussi le bracelet électronique que portait l'auteur des faits a connu "un dysfonctionnement inexpliqué à ce jour" puisque le dispositif a été arraché le soir du drame, ce qui n'a déclenché "aucune alarme au centre de surveillance".

"L'attitude souvent déroutante de ce couple, aux confrontations suivies, parfois dans la foulée, de réconciliations, a pu conduire à une banalisation de cette situation par les services de police", selon le rapport.

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