Femme décapitée à Agde : ex-boxeur et ancien candidat FN, le profil du suspect se dessine

Femme décapitée à Agde : ex-boxeur et ancien candidat FN, le profil du suspect se dessine

FAIT DIVERS - L'homme placé en garde à vue connaissait la victime, il est l'ex-mari d'une ancienne femme de ménage de la septuagénaire. Il avait été condamné en 2015 à trois mois d'emprisonnement avec sursis et deux ans de privation du droit d'éligibilité pour déclaration frauduleuse ou faux certificat.

Quarante-huit heures après la découverte du corps décapité d'une septuagénaire à son domicile dans l'Hérault, le profil du principal suspect commence à se dessiner. Pour commencer, l'homme de 51 ans placé en garde à vue jeudi soir est l'ex-mari d'une ancienne femme de ménage de la victime, a indiqué vendredi le parquet de Béziers. 

En 2020, "la victime avait renvoyé cette femme de ménage, soupçonnant son mari, le gardé à vue, de lui avoir dérobé de l'argent alors qu'il effectuait chez elle des petits travaux", a précisé le procureur de Béziers, Raphaël Balland, dans un communiqué.

Exclu du Front National en 2015

Séparé de sa femme depuis un an et demi, le suspect avait aussi été candidat aux élections municipales 2014 à Hautmont (Nord), sous l'étiquette Front National. Mais il avait été "exclu de l'ex-FN le 1er février 2015 (sans avoir été formellement adhérent) suite à la réalisation de faux formulaires Cerfa", a précisé vendredi Sébastien Chenu, de la fédération du Rassemblement national du Nord. "Cet individu n'était pas inconnu du paysage politique puisqu’il avait figuré sur la liste UMP à Hautmont en 2008." 

Des informations confirmées par le procureur de Béziers qui a indiqué qu'en 2015, le meurtrier présumé avait été condamné dans le Nord à trois mois d'emprisonnement avec sursis et deux ans de privation du droit d'éligibilité pour déclaration frauduleuse ou faux certificat.

Sans emploi depuis plusieurs années, le suspect aurait eu, selon ses déclarations, plusieurs professions : agent de sécurité, maçon et électricien. Il percevait une allocation adulte handicapé. Quant à son passé de boxeur professionnel, il avait été battu en finale du championnat de France des légers en 1997, alors qu'il boxait pour le club de Maubeuge.

Des troubles de mémoire

Aux enquêteurs de la police judiciaire, le suspect a déclaré n'avoir aucun souvenir du crime qui lui est reproché et invoqué des troubles de mémoire dus à un traumatisme crânien, affirmant être sous traitement médicamenteux. 

En juin 2019, il avait donné une gifle à un mineur de 11 ans qui venait de dégrader des plantes vertes avec un ballon de foot. Il avait alors expliqué aux policiers du commissariat d'Agde qu'il souffrait de troubles neurologiques qui pouvaient influencer négativement son comportement. Il avait écopé d'un rappel à la loi.

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Pour le procureur, de "nombreux éléments" recueillis sont "susceptibles de (le) mettre gravement en cause". Un homme au gabarit et aux chaussures similaires au gardé à vue, portant "des gants en latex et un grand couteau", avait ainsi été vu sur "des vidéos de surveillance à l'intérieur du domicile" de la victime, quelques heures avant la découverte du corps.

Des sacs de courses appartenant à la septuagénaire ont été retrouvés chez le suspect, et son véhicule avait été vu à proximité de l'adresse de la victime au moment des faits. 

Le parquet de Béziers a indiqué vendredi soir qu'il prolongeait la garde à vue du suspect, pour un délai maximum de 24h. L'enquête se poursuit, avec l'examen des vidéos de surveillance des distributeurs automatiques et des expertises ADN pour "procéder à des comparaisons à partir d'éléments retrouvés sur le lieu du crime et le corps de la victime"

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